Dans 1 naissance sur 4000, l'ADN mitochondrial infiltre nos génomes - Sciences et Avenir

Camille Gaubert - Sciences Et Avenir - 05/10
Les scientifiques croyaient que l'ADN contenu dans les mitochondries ne s'inséraient plus dans le génome depuis des millions d'années. C'était faux.

Les chercheurs croyaient que cela n’arrivait plus depuis bien avant que les humains aient divergé de leurs cousins primates, et pourtant une étude vient de prouver le contraire. L’ADN de nos mitochondries, ces petites batteries cellulaires, est capable de s’intégrer dans notre ADN "principal", celui contenu dans le noyau. Jouant un rôle de pansement lorsque ce dernier est abimé, l’ADN mitochondrial peut cependant aussi causer des cancers. 

"Une naissance sur 4.000, c’est beaucoup", commente auprès de Sciences et Avenir Patrick Chinnery, qui a dirigé ces travaux publiés dans la revue Nature. C’est pourtant bien la fréquence à laquelle de l’ADN mitochondrial (ADNmt) s’introduit dans le noyau d’une de nos gamètes, puis dans l’ADN qu’il contient. Un ADN modifié, qui sera alors transmis à la descendance.  

Pour comprendre, il faut se rappeler que chacune de nos cellules contient un noyau, dont la membrane est poreuse et qui contient notre longue et essentielle molécule d’ADN. Autour, ...
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