Contestation au Bélarus : le pouvoir juge sa réponse "appropriée"

Euronews - 30/04
Premier représentant de l'administration Loukachenko à avoir accepté de répondre à euronews depuis la dernière présidentielle au Bélarus, le ministre des Affaires étrangères Vladimir Makei estime "appropriées" les actions du régime contre l'opposition. #Globalconversation

L'élection présidentielle au Bélarus le 9 août 2020 a propulsé ce pays de l'est de l'Europe sur le devant de la scène en raison des manifestations de masse qu'elle a déclenchées et de la répression sans précédent qui a suivi.

Premier représentant de l’administration d'Alexandre Loukachenko à avoir accepté de répondre à euronews depuis le début de la crise, Vladimir Makei nous répond sur la répression menée contre l'opposition dans son pays et ses relations avec "sa sœur la Russie".

Anelise Borges, euronews :

"L'administration à laquelle vous appartenez a été accusée d'atteintes "massives et systématiques" des droits de l'homme à la suite de l'élection présidentielle controversée de l"an dernier. J"étais à Minsk et j'ai vu la répression brutale contre les manifestants qui étaient descendus dans la rue pour dénoncer "une élection volée" selon eux. Les Nations Unies ont condamné la réponse de votre gouvernement et indiqué que "les Bélarusses devraient avoir le droit d'exprimer leur désaccord". Regrettez-vous les actions menées par votre administration ?"

Vladimir Makei, ministre des Affaires étrangères du Bélarus :

"Tout le problème, c'est que vous et moi n'avons pas la même vision de ce qui s'est passé au Bélarus en août dernier et malheureusement aujourd'hui, les accusations mutuelles sont allées si loin que l'on ne peut plus revenir en arrière. Nous voyons les événements de l'an dernier avec des points de vue radicalemen...
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