Les fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 ont laissé échapper d’énormes quantités de gaz fossile — surtout du méthane (CH4) — dans l’atmosphère. Des quantités estimées aujourd’hui à l’équivalent d’une année entière des émissions d’une ville de la taille de Paris.
[EN VIDÉO] Visualisation des émissions de méthane sur la planète En vidéo : les émissions de méthane par régions du globe et par sources ainsi qu’une estimation du poids des émissions par latitudes.
ICOS, c'est une infrastructure de recherche sur les gazgaz à effet de serre (GES) à l'échelle européenne. Elle produit des données à la fois sur leurs concentrations dans l'atmosphèreatmosphère et sur les flux de carbonecarbone. Et alors que les satellites peinent parfois à observer les émissions de gaz fossile -- du méthane (CH4) essentiellement, un redoutable gaz à effet de serre -- vers l'atmosphère causées par les fuites dans les gazoducs Nord Stream 1 et 2 -- pour causse de météométéo défavorable --, les observations de plusieurs stations ICOS en Suède, en Norvège et en Finlande ne laissent aucune place au doute.
Des pics d’émissions ont été observés. Et pour l'heure, les fuites semblent avoir laissé s'échapper une quantité de méthane équivalente à celle émise par une ville de la taille de Paris en une année. Une estimation qui ne pourra être affinée que lorsque le méthane cessera enfin de fuir des deux gazoducs sous-marinssous-marins.
Pourquoi les fuites de Nord Stream 1 et 2 inquiètent les scientifiques ?
Dans la mer Baltique, les gazoducs Nord Stream 1 et 2 continuent de fuir. Laissant échapper du méthane, un puissant gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Les scientifiques analysent les premières données qui leur parviennent. Et elles ne sont pas rassurantes.
Article de Nathalie MayerNathalie Mayer paru le 30/09/2022
Depuis plusieurs jours maintenant, du gaz fossile -- essentiellement du méthane (CH4) -- s'échappe des gazoducs sous-marins Nord Stream 1 et 2. Hier, un navire des garde-côtes suédois signalait toujours un flux constant de gaz remontant à la surface. Et cela inquiète les scientifiques. Car rappelons que le méthane est un puissant gaz à effet de serre.
Mais il reste difficile d'évaluer le réel impact qu'a...
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