Crise sociale : «Il est trop simpliste de botter en touche»

David Marques - LeQuotidien - 03/10
Elle a gravi très rapidement les échelons après sa toute première élection, en octobre 2018, comme...

À un an des élections législatives, Djuna Bernard, la coprésidente et députée de déi gréng, souligne l’urgence d’aider davantage les plus vulnérables de la société. Elle cible notamment la ministre libérale de la Famille.

Elle a gravi très rapidement les échelons après sa toute première élection, en octobre 2018, comme députée. Djuna Bernard peut-elle dès lors viser la tête de liste de son parti pour le scrutin de 2023 ? La coprésidente de déi gréng botte en touche, sans cacher toutefois ses ambitions. L’élue originaire de Mamer lance ainsi les hostilités en ciblant la ministre libérale de la Famille et en condamnant les attaques haineuses menées par une frange d’élus du CSV.

Déi Gréng ont vécu jusqu’à présent une législature très mouvementée, marquée par les affaires Traversini et Dieschbourg, mais aussi par la crise sanitaire et, désormais, la crise énergétique. Comment abordez-vous la dernière année avant les élections d’octobre 2023 ?

Djuna Bernard : En ce qui concerne le personnel, aucun changement n’est prévu. Les thèmes politiques à aborder sont déjà caractérisés par une grande fluctuation. Il est donc important de forger une stabilité dans notre équipe parlementaire et gouvernementale et d’offrir, ainsi, une constance aux citoyens, qui aujourd’hui sont fortement inquiets. Les bouleversements que le parti a vécus en interne n’étaient pas recherchés. Je pense néanmoins que nous sommes sortis renforcés de ces épisodes.

La charge de travail est déjà importante

Personnellement, vous avez gravi très rapidement de nombreux échelons pour être aujourd’hui coprésidente de déi gréng et vice-présidente de la Chambre. Est-ce que cela témoigne de vos ambitions personnelles en politique ?

Je suis quelqu’un...
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