Pourquoi l'atmosphère du Soleil est-elle si chaude ? La réponse dans des « feux de camp »

Nathalie Mayer - Futura Sciences - 30/04
L’atmosphère de notre Soleil, sa couronne, est plus chaude que sa surface. Bien plus chaude. Et depuis des décennies, les astronomes cherchent l’explication à ce phénomène étrange. Aujourd’hui,...

L'atmosphère de notre Soleil, sa couronne, est plus chaude que sa surface. Bien plus chaude. Et depuis des décennies, les astronomes cherchent l'explication à ce phénomène étrange. Aujourd'hui, une équipe voit dans des « feux de camp » observés à la surface de notre étoile, un possible dénouement.

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La couronne de notre Soleil -- comprenez, son atmosphère --, c'est entre 1 et 3 millions de degrés Celsius. Soit plusieurs centaines de fois plus que la température qui règne à la surface de notre étoile. Pas plus de 6.000 °C. Une anomalie que les astronomes peinent à expliquer. Ils en parlent comme de l'énigme du chauffage de la couronne solaire. Et aujourd'hui, des chercheurs espèrent enfin faire la lumière sur le phénomène grâce à des « feux de camps » qu'ils ont observés à la surface du Soleil.

En juin dernier, l'Agence spatiale européenne avait publié des images inédites de la mission Solar Orbiter. Les plus proches jamais prises de notre Soleil, à moins de 76 millions de kilomètres. Il y apparaissait de mini-éruptions solaires, un peu partout sur la surface. Celles-là mêmes que les astronomes ont surnommées des « feux de camp ». Des éruptions durant de 10 à 200 secondes, s'étendant sur 400 à 4.000 kilomètres et se développant sur moins de 5.000 kilomètres au-dessus de la surface seulement.

Une équipe internationale de chercheurs a travaillé sur ces précieuses données pour développer des simulations informatiques. Des modèles qui sont capables de générer des « feux de camp » à la surface de notre étoile. Et ensuite de calculer l'énergie émise par le Soleil comme si elle était mesurée par un instrument dédié.

Un « feu de camp » solaire tel que généré par les simulations informatiques développées par les chercheurs à partir de données de Solar Orbiter. À gauche, une vue dans l’extrême ultraviolet semblable à celle que pourrait renvoyer la mission solaire. À droite, un magnétogramme montrant, en noir et blanc, des polarités de champ magnétique opposées, et en gris, un champ nul. Des lignes de champ colorées lui sont superposées. © Chen et al., ESA

Plus de données nécessaires pour le confirmer

Ce que les simulations ont révélé, c'est l'existence d'événements dits de reconnexion de composants autour de ces « feux de camp ». Le processus de reconnexion magnétique est bien connu des chercheurs. Il apparait lorsque des lignes de champ magnétique de direction opposée se brisent puis se reconnectent. Le processus libère de l'énergie. Ici, il e...
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