Des chercheurs ont étudié la stabilité du permafrost dans le passé. 400.000 ans que son dégel est limité. Et ce n'est pas une bonne nouvelle. Car le carbone prisonnier de ce sol gelé en permanence est considéré comme un amplificateur potentiellement puissant du réchauffement climatique. Un carbone qui pourrait être libéré brutalement lorsque le permafrost connaîtra un dégel.
Vous aimez nos Actualités ?Inscrivez-vous à la lettre d'information La quotidienne pour recevoir nos toutes dernières Actualités une fois par jour.En Alaska, en Sibérie, dans l'Arctique canadien, près d'un quart des terres de l'hémisphère nord-est est recouvert d'un sol gelé en permanence. Le permafrost. Selon les scientifiques, ces régions retiennent plus de 1.400 gigatonnes de carbone sous forme de plantes et d'animaux en décomposition. Mais, avec le réchauffement climatique, le permafrost dégèle. Et autant de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) pourrait être libéré dans l'atmosphère. Amplifiant considérablement le changement climatique.
Voir aussiLa fonte du permafrost met en danger le climat de toute la planètePour mieux comprendre ce qui nous attend de ce côté, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT, États-Unis) ont reconstitué l'histoire du permafrost sur 1,5 million d'années. Ils ont découvert que, pendant longtemps, le permafrost a été sujet à des épisodes de dégel. Mais depuis 400.000 ans, ceux-ci semblent vouloir se limiter aux régions subarctiques. Une bonne nouvelle ?
Pas tant que ça. Car les chercheurs craignent que la stabilité du permafrost sur cette période lui ait permis de stocker beaucoup de carbone sans avoir d'occasions de le libérer progressivement. Ainsi, un dégel du permafrost dans les années à venir, sous l'effet du réchauffement climatique anthropique, pourrait entraîner des émissions de carbone dans l'atmosphère beaucoup plus importantes que par le passé.
Permafrost is a big topic in climate science. The release of methane, the damage to infrastructure & the massive Siberian craters often make the news. But there’s one area that’s mentioned far less often but is also of huge importance – that is Arctic coastal erosion. Thread 1/17 pic.twitter.com/1CwnzbD24R
— Samuel Hayes (@Icy_Samuel) April 27, 2021
En 2013, déjà, des chercheurs de l’université d’Oxford avaient suggéré le même basculement dans la stabilité du permafrost. Ils avaient analysé des dépôts minéraux laissés par l'eau dans des grottes de Sibérie. Cette fois, les chercheurs se sont intéressés à des grottes localisées au Canada : 74 échantillons de spéléothèmes provenant d'au moins cinq endroits différents dans chaque région étudiée.
Les couches les plus récentes de ces spéléothèmes correspondent à la dern...
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