ÉNERGIE
Le gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE va reverser début 2023 au moins un milliard d'euros à ses utilisateurs, un montant inédit, en raison de la forte hausse de ses recettes, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué.
RTE a proposé, "dans le contexte de flambée des prix de l'énergie d'anticiper cette restitution" pour que ses utilisateurs, "notamment les grands sites industriels, bénéficient de ce soutien dès le début d'année 2023", a expliqué le gestionnaire.
SOBRIÉTÉ ÉNERGÉTIQUE
L'Hôtel de Ville de Paris, la tour Saint-Jacques, les quatorze musées municipaux et les mairies d'arrondissement cesseront d'être éclairés à 22H00 à partir de ce vendredi en raison de la crise énergétique.
Parmi les monuments les plus imposants de la capitale, l'Hôtel de Ville était jusqu'ici éclairé jusqu'à 01H00 du matin. La tour Eiffel également, qui sera désormais éteinte au départ du dernier visiteur à 23H45, comme l'avait annoncé le 13 septembre la maire de Paris Anne Hidalgo.
EDF
Le groupe EDF a annoncé jeudi avoir revu à la hausse l’impact de la baisse de sa production électrique à 29 milliards d’euros pour l’exercice 2022 contre 24 milliards d’euros annoncés précédemment en juillet.
Cette nouvelle estimation se base sur la révision à la baisse de la production nucléaire pour 2022, située "dans le bas de la fourchette 280-300 TWh et des prix à terme 2022 au 13 septembre", a indiqué dans un communiqué le groupe EDF.
F. HOLLANDE : LA NOUVELLE GÉNÉRATION DE RÉACTEURS NUCLÉAIRES EN CAUSE
En 2012, l'ancien président François Hollande, alors fraîchement élu, a décidé d'arrêter la centrale nucléaire de Fessenheim, ce qui a finalement été fait ensuite en 2018 sous Emmanuel Macron. Elle devait être remplacée par l'EPR de Flamanville et les énergies renouvelables.
"En 2011, se produit la catastrophe de Fukushima. Le mot d'ordre dans toute l'Europe est l'arrêt du nucléaire, et dans l'opinion publique il y a une forte aspiration à le faire, y compris dans mon propre parti. (...) Mais je m'y refuse : j'ai dit qu'il fallait faire baisser dans les 20 ou 30 ans à venir la part du nucléaire dans la production d'électricité et faire monter celle des énergies renouvelables", rembobine l'ex-chef d'État sur LCI.
Avant de développer : "Le vrai problème du nucléaire aujourd'hui - au-delà des problèmes de maintenance et de fissures qui vont être réglés dans les mois qui viennent pour que nous puissions retrouver tout notre potentiel - c'est que nous n'arrivons pas à faire démarrer cette nouvelle génération de réacteurs, ce qui doit nous conduire à prolonger plus qu'imaginé les centrales existantes."
"ENVOYEZ CES FACTURES À MOSCOU" : "BONNE RÉPLIQUE" POUR F. HOLLANDE
Au cours d'un débat sur l'État de l'UE ce mercredi, l'Insoumise Manon Aubry, eurodéputée et coprésidente du Groupe de la Gauche au Parlement européen, a brandi des factures d'électricité et de gaz qui avaient explosé ces derniers mois. "Envoyez ces factures à Moscou, ce sont eux qui sont la source de nos problèmes", a cinglé en réponse la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
"C'est une bonne réplique", a salué sur LCI l'ancien président François Hollande. "Si nous payons plus cher notre électricité et notre gaz, il y a certes des causes longues, (...) mais c'est parce que le prix du gaz est très élevé, car nous ne l'achetons plus à la Russie, que le cours du gaz s'est élevé considérablement, et que Poutine ne veut plus nous vendre du gaz", a-t-il poursuivi.
Et d'insister : "Cette formule était tout à fait pertinente. Si vous avez des reproches à faire, il faut vous adresser à celui qui est la cause même de la pénurie et du coût élevé du gaz".
FRANÇOIS HOLLANDE PLAIDE POUR UNE "POLITIQUE DE REDISTRIBUTION"
Elisabeth Borne a indiqué ce mercredi que les prix du gaz et de l'électricité augmenteront en 2023 de "15% plutôt que 100%", et a annoncé des chèques énergie de 100 à 200 euros pour 12 millions de foyers. Jusqu'à présent, les prix du gaz étaient gelés et ceux de l'électricité plafonnés à 4%. "Le gel ou le blocage n'étaient pas possibles à moyen terme. (...) Le blocage avait un effet positif mais il avait un effet d'injustice sociale", a réagi sur LCI l'ancien président François Hollande.
"Selon les revenus, nous étions tous logés, chauffés, à la même enseigne. Il était nécessaire de sortir de ce blocage pour avoir une politique de redistribution", a-t-il ajouté. Estimant donc que ces mesures plus ciblées étaient une bonne solution, il a toutefois regretté : "15%, c'est beaucoup, sans doute aurait-il été préférable que ça se fasse par étape depuis le début pour ne pas avoir ce saut".
"Le chèque pour tout le monde, ce n'est pas la solution. Le chèque bien ciblé et à un niveau suffisant, ça permet de soutenir les ménages les plus fragiles. Mais il faut aussi imaginer d'autres formes de redistribution", a poursuivi l'ex-chef d'État socialiste, citant notamment l'isolation des logements.
BOUCLIER TARIFAIRE
Selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le bouclier tarifaire coûtera à l'Etat 16 milliards d'euros en 2023. "Pour être tout à fait précis, il coûtera 11 milliards d'euros pour le gaz et 5 milliards pour l'électricité", a-t-il détaillé.
DES CHEQUES ENERGIES DE 100 A 200 EUROS POUR 12 MILLIONS DE FOYERS
Aussi, un accompagnement supplémentaire sera distribué pour aider les plus modestes, sous la forme de chèques énergies exceptionnels. Ils seront versés d'ici la fin de l'année au "12 millions de foyers les plus modestes" et d'un montant de 100 ou 200 euros selon les revenus. Cette mesure coûtera 1,8 milliard d'euros à l'Etat.
UNE HAUSSE DES PRIX DU GAZ ET DE L'ELECTRICITE LIMITEE A 15%
"Aujourd'hui, sans action du gouvernement les tarifs du gaz et de l'électricité pour les ménages seraient multipliés par 2,2 au début de l'année prochaine", a assuré Elisabeth Borne. "Nous allons prolonger en 2023 le mécanisme de bouclier tarifaire pour les ménages, les collectivités, les logements sociaux, les petites entreprises et les petites communes", a-t-elle annoncé.
La cheffe du gouvernement indique que les prix du gaz et de l'électricité augmenteront en 2023 de "15% plutôt que 100%". "C'est l'engagement que nous prenons", assure-t-elle. Elisabeth Borne déclare que la hausse pour les ménages sera de "25 euros par mois" pour ceux se chauffant au gaz, au lieu de 200 euros sans bouclier tarifaire, de "20 euros au lieu de 180 pour ceux qui se chauffent à l'électricité".
ELISABETH BORNE
"Notre objectif c'est de stopper l'explosion des cours de l'énergie à l'échelle européenne et de les ramener à plus de modération", explique la cheffe du gouvernement, indiquant que les prix du gaz pour 2023 sont annoncés à des prix cinq fois supérieurs à ceux de 2021, dix fois pour l'électricité. "Cela conduit à des prix déraisonnables et nous sommes résolus à y remédier. Pour les faire baisser nous allons agir au niveau européen et au niveau national", a-t-elle ajouté, évoquant notamment la "mise en place d'un plafond de prix sur le marché européen de gaz".
ELISABETH BORNE
La Première ministre tient une conférence de presse sur la situation énergétique du pays. Elle débute en rappelant que les mesures prises pour protéger les Français face à l'inflation "ont un coût pour nos dépenses publiques" et qu'il convient désormais de "cibler au mieux nos dispositifs".
Elisabeth Borne se veut rassurante : si tout le monde fait attention, "il n'y aura pas de coupures" cet hiver. Aussi, "seules la sobriété et la solidarité européenne nous permettront d'éviter les coupures et les rationnements".
LA FRANCE DOIT ÉCONOMISER DU GAZ "MAINTENANT"
La France a bien rempli ses stocks de gaz et doit être "capable de faire face" à un hiver moyen tout en aidant les pays voisins avec du gaz importé, mais doit commencer à économiser "dès maintenant" pour faire face à un éventuel hiver très froid, a indiqué GRTgaz mercredi.
"Dans un hiver moyen, le système gazier français est capable de faire face à la demande, tout en soutenant le système électrique et en contribuant activement à la solidarité européenne. Des situations de tension pourraient toutefois se développer en cours d'hiver. Pour les prévenir, une sobriété en gaz et en électricité est indispensable dès maintenant afin de limiter les risques de réductions imposées de la consommation qui concerneraient seulement les grands consommateurs", a indiqué GRTgaz dans un communiqué.
DU GAZ VERS L'ALLEMAGNE DÈS "MI-OCTOBRE"
Une capacité nouvelle d'exportation de gaz de la France vers l'Allemagne sera disponible "mi-octobre", a annoncé le directeur général du gestionnaire du réseau de gaz en France, GRTgaz Thierry Trouvé, lors d'une conférence de presse mercredi.
"Sous l'effet de la guerre en Ukraine, les flux de gaz historiquement en provenance de l'Est se sont inversés. Un tarissement progressif des transits de gaz provenant d'Allemagne (avec du gaz russe, NDLR) s'est opéré depuis l'été 2022 : GRTgaz travaille à adapter son réseau pour développer une capacité nouvelle d'export de la France vers l'Allemagne qui sera disponible mi-octobre", précise un communiqué de GRTgaz diffusé dans la foulée.
RÉCAP'
Lors de son discours annuel devant les eurodéputés, Ursula Von der Leyen a tracé les grands axes de la politique de l'UE pour faire face à la crise de l'énergie. La présidente de la Commission européenne a aussi rendu hommage aux Ukrainiens, assurant du maintien des sanctions européennes contre la Russie. Elle se rendra à Kiev mercredi après-midi pour rencontrer Volodymyr Zelensky.
DES COUPURES CET HIVER ?
"Le risque de tension" sur le réseau électrique cet hiver est "accru", mais reste "maîtrisable grâce à une forte mobilisation" en faveur d’économies d’énergie, a affirmé mercredi le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE).
"Le risque de coupure ne peut pas être totalement exclu, mais il pourrait être évité en baissant la consommation nationale de 1 à 5% dans la majorité des cas, et jusqu’à 15% dans les situations météorologiques les plus extrêmes", a détaillé RTE dans un communiqué alors que le gouvernement doit présenter dans la journée les nouvelles modalités du bouclier tarifaire pour 2023.
LITHIUM ET TERRES RARES
L'UE va constituer des "réserves stratégiques" de lithium et terres rares, prévoit Von der Leyen.
"Près de 90 % des terres rares et 60 % du lithium sont transformés en Chine", estime-t-elle. "Avec notre loi sur les matières premières critiques, nous allons :
• Identifier les projets stratégiques tout au long de la chaîne d'approvisionnement
• Constituer des réserves stratégiques pour notre Union", énumère-t-elle.
RÉFORME DU MARCHE DE L'ÉLECTRICITÉ
L'UE va engager "une réforme complète et en profondeur" de son marché de l'électricité, où les prix se sont envolés dans le sillage des cours du gaz, affirme la présidente de la Commission européenne.
"Au-delà de la crise immédiate, nous devons penser à l'avenir. La conception actuelle du marché de l'électricité ne rend plus justice aux consommateurs, ils devraient récolter les fruits des énergies renouvelables à bas-coût. Il faut donc découpler les prix de l'électricité de l’influence dominante du gaz", a-t-elle affirmé devant le Parlement européen.
SUPERPROFITS
Plafonner les revenus des producteurs d'électricité à base d'énergies renouvelables et de nucléaire permettrait de lever "plus de 140 milliards d'euros" pour les Etats de l'UE, qui pourraient les redistribuer aux ménages et entreprises vulnérables, déclare Ursula von der Leyen.
À la faveur de l'envolée des prix de l'électricité, dans le sillage de ceux du gaz, ces entreprises revendent leur production très au-delà de leurs coûts de production, des superprofits que Bruxelles propose de récupérer : "En ce moment, il n'est pas juste de réaliser des bénéfices extraordinaires grâce à la guerre sur le dos des consommateurs", a affirmé Mme von der Leyen devant le Parlement européen à Strasbourg.
HYDROGÈNE
Ursula Von der Leyen revient sur la flambée des coûts du pétrole, qui révèle entre autres l'urgence de la transition écologique à opérer face au changement climatique, pour faire de la nature "notre premier allié".
"Cette transformation nécessaire a commencé" assure-t-elle, prenant pour exepple l'éolien en mer du Nord et en Batique, le solaire en Italie ou les trains qui roulent à l'hydrogène vert en Allemagne. "L'hydrogène peut changer la donne pour l'Europe. Nous devons passer de marché de niche à un marché global" explique Ursula Von Der Leyen.
"Nous allons créer une nouvelle banque européenne de l'hydrogène, pour aider à investir 3 milliards d'euros pour aider à construire le futur marché de l'hydrogène. C'est cela notre pacte vert pour l'Europe".
PAS LE CHOIX
Invité ce mercredi matin de L'interview politique sur LCI, le président du Sénat Gérard Larcher est revenu sur la crise énergétique que traversent l'Europe et la France. Alors que le gouvernement a annoncé une hausse des prix "modérée" pour les particuliers en 2023, le sénateur a estimé qu'il n'avait "pas d'autre choix" en raison de "notre situation budgétaire". "C'est un choix qui appelle à la responsabilité des Français", a-t-il également estimé.
"LES SANCTIONS VONT RESTER"
Au sujet des sanctions économiques appliquées contre la Russie, Von der Leyen assure que ces sanctions "vont rester", et qu'elles auront des résultats, et qu'elles sont déjà efficaces. "Il faut nous montrer déterminés et ne pas chercher l'apaisement".
ÉTAT DE L'UNION
Vêtue aux couleurs de l'Ukraine, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'exprime devant le Parlement européen à Strasbourg, dans le cadre de son discours annuel sur l'état de l'Union. Elle doit dévoiler des mesures fortes pour contrer la flambée des prix de l'énergie, et aborder la question de la guerre en Ukraine.
PARIS ÉTEINDRA SES MONUMENTS À 22H
Pour faire des économies d'énergie, la ville de Paris cessera d'éclairer ses monuments municipaux à 22 heures à partir du 23 septembre, a-t-elle indiqué ce matin à la présentation de son plan de sobriété énergétique. Cela concernera l'Hôtel de Ville de Paris, la tour Saint-Jacques, les musées municipaux et les mairies d'arrondissement.
Anne Hidalgo, qui refuse la fin de l'éclairage...
[Courte citation de 8% de l'article original]