Le procès de la conductrice d’un car scolaire, jugée à Marseille pour la collision mortelle avec un train en 2017 à Millas (Pyrénées-Orientales), se poursuivra malgré l’hospitalisation de la prévenue, a décidé ce lundi 26 septembre 2022 le tribunal, rejetant les demandes de suspension.
La conductrice, âgée de 53 ans, a donné pouvoir à ses avocats pour la représenter, a indiqué la présidente Céline Ballerini après une journée entière de suspens sur la poursuite ou non du procès.
Jugée pour homicides et blessures involontaires, la prévenue s’était effondrée en larmes jeudi lors d’un interrogatoire destiné à savoir si elle avait vu ou non les barrières baissées au passage à niveau où s’est produit l’accident qui a coûté la vie à six collégiens et en a blessé 17 dont certains très grièvement.
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Les experts et certains témoins, notamment une jeune fille assise juste derrière elle dans le car, soutiennent qu’elle est passée malgré les barrières baissées, ce qu’elle nie.
« Je l’ai vue hier (dimanche) après-midi vers 16 h à l’hôpital Marseille Nord et j’ai appris qu’elle allait aujourd’hui bénéficier de nouveaux examens, notamment du foie puisque, vous le savez, elle a été victime d’un infarctus », a détaillé en début d’audience l’un de ses avocats, Me Jean Codognès.
« J’ai trouvé une femme très affaiblie », a-t-il ajouté, précisant que sa cliente était...
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