Éric K. Boulianne dans la stratosphère

MSN - 23/09
Il ne chôme pas, Éric K. Boulianne : un coup d’oeil à sa filmographie des dernières années suffit à donner le tournis. Rien qu’en 2019, trois longs métrages coécrits par lui prirent l’affiche, sans compter les courts. C’est peu ou prou le même cas de figure qui se répète en 2022-2023.

Le film Viking, qui vient de se voir décerner une mention spéciale au Festival international du film de Toronto, où il avait sa première mondiale, repose sur un concept farfelu s’il en est. On y suit David, un quadragénaire tout ce qu’il y a de moyen qui, réalisant le rêve d’une vie, se retrouve à participer à une mission spatiale… tout en restant sur Terre. C’est que les astronautes de ladite mission sont en conflit. Aussi, une équipe miroir composée de personnes dotées de profils psychologiques identiques a-t-elle été constituée et réunie dans un simulacre de navette au milieu de nulle part afin de trouver des solutions « intuitives ». Le résultat est catastrophique, mais le film de Stéphane Lafleur est, lui, une splendide réussite.

Or, si la signature existentialo-surréaliste qu’on aime tant chez leréalisateur de Tu dors Nicole est discernable dans chaque plan, il reste qu’une part du succès de Viking revient au coscénariste Éri...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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