Adrien Quatennens s'est mis en retrait de son rôle de coordinateur de La France insoumise. Dans le communiqué publié dimanche, dans lequel il avoue des violences conjugales sur son épouse, le député du Nord indique prendre ses distances avec LFI "pour protéger le mouvement, ses militants et toutes celles et ceux qui comptent beaucoup pour moi". En revanche, il ne dit rien sur son mandat de député. N'ayant pour l'heure toujours pas indiqué le contraire, il devrait donc être présent à l'Assemblée nationale le 3 octobre prochain, date de rentrée des parlementaires.
Mais les voix l'enjoignant d'y renoncer sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus pressantes. La première à formuler une telle demande a été la députée écologiste Sandrine Rousseau, dès dimanche. "Il faut qu'il se mette en retrait de toute parole publique, voire en retrait du groupe LFI à l'Assemblée", suggérait-elle.
Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d'EELV - parti également dans la tourmente puisque Julien Bayou est accusé de violences psychologiques par une ex-compagne - a rappelé sur BFMTV qu'il s'agissait de la position de son parti en pareilles circonstances. "La logique voudrait qu’il se mette en retrait de l’intégralité de ses fonctions, c’est ce que les écologistes demandent pour le bien des enquêtes. Ça permet d’avoir des débats plus sereins que si la personne mise en cause reste là. Ce n‘est pas une obligation mais ça serait mieux qu’il aille jusqu’au bout de sa prise de position", a-t-elle déclaré, appelant dans un premier temps à son retrait et non à sa démission. "Une fois que la justice se sera prononcée, on pourra peut-être aller plus loin ou moins loin sur les choses", a-t-elle estimé.
Le débat s'est ouvert au sein même de La France insoumise, qui d'ordinaire unie et habituée à parler d'une seule voix, n'en finit plus de se diviser sur le cas Quatennens. "Nous devons décider collectivement de ce que devra faire Adrien Quatennens. Nous avons commencé à en débattre ce matin au sein du groupe", a expliqué à TF1 et LCI le député Loïc Prud'homme, qui concède que "le tweet de Jean-Luc Mélenchon [mériterait] aussi un débat collectif". Dans un communiqué publié lundi, la députée Pascale Martin écrit, réclamant plus de verticalité : "Je demande également que tout cas de violences ou d’agissements sexistes impliquant des députés LFI donne lieu à une discussion au sein du groupe politique LFI, afin que l’ensemble des députés décide collectivement des suites politiques adéquates".
Il n'est plus le bienvenu dans l'hémicycle."
Aurore Bergé
Sur BFMTV, Danièle Obono, députée LFI de Paris, a indiqué qu'il pourrait siéger sans participer à la vie du groupe ni au travail parlementaire. "Nous considérons qu'il doit être mis en retrait, ça veut dire ne pas avoir de prise de parole publique" mais "il n'est pas interdit d'hémicycle", a-t-elle déclaré, entretenant encore un peu le flou sur l'avenir politique d'Adrien Quatennens et la ligne de La France insoumise à son propos.
L'opposition à la Nupes ne manquera pas non plus de mettre la pression sur le député du Nord. La cheffe des députés de la majorité Auror...
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