comparaisons réelles

Ignacio Sánchez-Cuenca - El País - 20/09
Les défenseurs de Juan Carlos I considèrent que son rôle dans la Transition l'emporte sur sa corruption, mais ils oublient qu'il a laissé derrière lui un pays divisé devant le chef de l'État, de sorte qu'il ne pourra jamais être célébré comme l'a été Isabelle II.

Je suppose que vous êtes épuisé après la frénésie d'information qui s'est produite à l'occasion de la mort de la reine Elizabeth II au Royaume-Uni. Tout a été démesuré, le temps et l'espace consacrés à l'événement, les textes exaltés célébrant la monarchie britannique, les réactions populaires, les milliers de personnes attendant de longues heures pour passer devant le cercueil, l'arrestation de quelques républicains qui ont osé pour protester, en somme, une extravagance bien de notre temps. Par hasard, j'ai dû le vivre en Angleterre et je vous assure qu'il a fallu s'armer de patience. La mauvaise chose est que vous ne pouviez vous enfuir nulle part, car pratiquement toute la planète était au courant de l'affaire. Ce lundi, enfin, ils ont enterré la reine.

Au milieu de tout ce gâchis, il était inévitable qu'à un moment donné quelqu'un ose faire une comparaison entre Elizabeth II et Juan Carlos I. Dans les pages de ce journal, le mérite en revient à Laurence Debray, l'une des rares apologistes de Le roi Juan Carlos I et quelqu'un qui pense sans mâcher ses mots.

Son article était particulier pour diverses rais...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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