Le charnier d'Izioum nié par la Russie, une centrale nucléaire visée... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 20/09
[VIDÉO] - La Russie réfute toute découverte de tombes dans la ville d'Izioum, située à l'est de l'Ukraine. Kiev accuse le Kremlin d'avoir bombardé une nouvelle centrale nucléaire, à Pivdennaoukraïnsk. Deux anciens employés de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) sont condamnés à 13 ans de prison. Voici le point sur la situation en Ukraine.

La Russie réfute toute découverte de tombes dans la ville d'Izioum, située à l'est de l'Ukraine.
Kiev accuse le Kremlin d'avoir bombardé une nouvelle centrale nucléaire, à Pivdennaoukraïnsk.
Deux anciens employés de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) sont condamnés à 13 ans de prison.
Voici le point sur la situation en Ukraine.

Au 208ème jour de la guerre, Moscou a qualifié de "mensonge" la découverte de centaines de tombes près d'Izioum. La ville a récemment été reprise aux forces russes par l'armée ukrainienne. De son côté, Kiev a accusé le Kremlin d'avoir bombardé le site de la centrale nucléaire de Pivdennaoukraïnsk, au sud du pays. En même temps, une frappe "punitive" ukrainienne survenue à Donetsk, bastion séparatiste situé à l'est, a tué 13 civils, selon le maire prorusse de la ville, Alexeï Kemzouline. Enfin, dans la région voisine de Lougansk, ces mêmes séparatistes prorusses ont condamné à 13 ans de prison deux employés de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), tous deux accusés de "haute trahison". 

Moscou nie avoir commis des exactions. Depuis le début du conflit, ce n'est pas la première fois que la Russie dément avoir commis des exactions. "Nous allons bien sûr défendre la vérité dans cette affaire", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, ce lundi 19 septembre. Un "mensonge", voilà comment a été qualifiée l'information selon laquelle des centaines de corps et une fosse commune ont été découvertes à Izioum. Selon les autorités ukrainiennes, ce sont précisément 440 tombes que l'on a retrouvées la semaine dernière au milieu d’une forêt de pins en lisière de la ville reprise par les forces ukrainiennes à Moscou.   

Un scénario finalement très similaire à celui survenu dans la ville de Boutcha, il y a quelques mois, selon Dmitri Peskov. De la même manière, les forces russes y ont été accusées d'être à l'origine d'un véritable charnier, ce qu'a toujours nié Moscou. Toujours à l'occasion de ce discours, le porte-parole du Kremlin a également assuré que la péninsule de Crimée, annexée en 2014 par la Russie, faisait "partie intégrante du territoire de la Russie". Une réaction à la sortie de quelques responsables ukrainiens ayant répété souhaiter mettre fin à " l’occupation" russe. Et de conclure : "Toute visée sur le territoire russe recevra une réponse appropriée". 

Après Zaporijia, Pivdennooukraïnsk

Une possible nouvelle attaque contre une centrale. Le président ukrainien, Volodimyr Zelensky, l'a une nouvelle fois assuré : la Russie met "en danger le monde entier" en s'attaquant à une nouvelle centrale nucléaire, celle de Pivdennooukraïnsk, dans le sud du pays. "Nous devons l'arrêter avant qu'il ne soit trop tard", a tranché le chef d’État. Une puissante explosion s'est produite à seulement 300 mètres des réacteurs et a endommagé des bâtiments de la centrale, ainsi qu’une centrale hydroélectrique proche des lignes électriques, a précisé l’exploitant dans un communiqué. Une frappe nocturne qui serait l’œuvre d'un missile russe.  Cet épisode fait suite à des semaines de tensions autour du site de Zaporijia, occupé par Moscou et visé également par de multiples frappes. Lors de son discours, Volodimyr Zelensky a réaffirmé que l'armée ukrainienne "tenait fermement ses positions" et "stabilisait la situation" dans la région de Kharkiv, alors que depuis plusieurs jours l'avancée ukrainienne ralentit.

"Selon des données préliminaires, 13 civils ont été tués à la suite d’un bombardement punitif " dans l’ouest de Donetsk, a indiqué le maire pro-Moscou de la ville, Alexeï Kemzouline. Il a aussitôt précisé que "le nombre de blessés [était] toujours en train d’être établi". Au total, ce sont neuf obus de calibre 155 mm qui ont été tirés depuis le village de Netaïlové, selon lui. La population est appelée à "ne sortir que si c’est absolument nécessaire". Ces déclarations ne pouvaient pas être vérifiées de façon indépendante dans l’immédiat, a fait savoir l’AFP.

L'OSCE demande "la libération immédiate" de deux de ses employés

Des employés condamnés. Dans la région voisine de Lougansk, les séparatistes ont condamné à 13 ans de prison deux employés de l'Organisation pour la sécurité et la coopér...
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