Alors que les législatives du 25 septembre se profilent en Italie, l'extrême droite (alliée à Silvio Berlusconi) fait figure de grande favorite. Les instituts de sondage la donne nettement favorite, tandis que la gauche qui se présente fragmentée et en ordre dispersé. Après l'accession au pouvoir en Suède de l'extrême-droite la semaine passé, la situation politique chez nos voisins transalpins inquiète le camp des pro-européens. D'autant que l'Italie n'est autre que la troisième puissance économique de la zone euro.
Les enquêtes d'opinion s'accordent à dire que Giorgia Meloni, la dirigeante de Fratelli d'Italia, a les cartes en main pour devenir la future cheffe de gouvernement. Elle serait ainsi, au sein des pays fondateurs de l'UE, la première à être issue d'un parti post-fasciste. La coalition formée entre son parti et les autres acteurs traditionnels de la droite (la Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia de Silvio Berlusconi) semble se détacher assez largement. De son côté, la coalition de gauche menée par le Parti démocrate (centre-gauche) apparaît en mauvaise posture à une semaine du scrutin.
La victoire des droites "semble acquise", résume pour l'AFP le Centre italien des études électorales (CISE) de l'université Luiss de Rome. Ses enquêtes donnent un écart confortable entre les droites (42%) et la coalition de gauche (31%). Notons que ce sondage est l'un des derniers à avoir été réalisés, la loi électorale italienne les interdisant dans le deux semaines qui précèdent le vote des citoyens.
Giorgia Meloni, 45 ans, pourrait si les tendances se confirment prendre les rênes de l'Italie. Militante dans sa jeunesse du Mouvement social italien (MSI) fondé en 1946 par des fidèles de Benito Mussolini, elle a participé à la création de Fratelli d'Italia fin 2012. Jugée charismatique et brillante oratrice par ses soutiens, elle met en avant le credo "Dieu, famille, patrie" et s'inscrit dans la ligne politique défendue par la Ligue. En pratique, son message se traduit de la sorte : plus de sécurité, moins d'immigration et moins de taxes. Au cours des dernières années, la dirigeante a tenté de "dédiaboliser" son parti, à l'image de ce qu'a pu réaliser Marine Le Pen avec le RN (ex-FN). Giorgia Meloni a voulu prendre ses distances avec les "nostalgiques du fascisme" qui, à l'entendre, "n'ont pas leur place" dans sa formation.
Bien que favorable à une Europe des nations, elle entend revoir sa relation avec Bruxelles et les partenaires européens de l'Italie. Prudente, elle ne prône toutefois aucune rupture sèche, d'autant que Rome est la principale bénéficiaire du plan de relance européen. Nos voisins doivent ainsi recevoir pas moins de 200 milliards d'euros de fonds, afin de soutenir leur économie suite à la crise du Covid.
Sur les questions géopolitiqu...
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