Avec la mort récente de Mikhaïl Gorbatchev, la presse mondiale s'est arrêtée pour réfléchir sur le rôle du dernier dirigeant de l'Union soviétique notamment par rapport à la Russie d'aujourd'hui qui est née sous l'impulsion et des cendres de son admirable et convaincue tentative de réforme, la combinaison, peut-être naïve, perestroïka-glasnost '.
On a souvent lu l'affrontement, somme toute assez impitoyable, entre le dernier dirigeant soviétique et l'actuel locataire du Kremlin.
Beaucoup ont observé que Poutine faisait exactement ce que Gorbatchev avait évité miraculeusement et avec un courage indescriptible, à savoir une dissolution de l'empire soviétique dans un bain de sang avec d'immenses destructions comme on le voit aujourd'hui dans les villes ukrainiennes. Même les Britanniques n'avaient pas réussi à faire mieux avec leur empire : il y avait eu des « tueurs », notamment en Inde.
Ces derniers mois, Poutine et sa nomenklatura expérimentent à quel point une sorte de « Reconquista » est odieuse et peut-être décidément impossible, une idée folle qui équivaut, ni plus ni moins, à faire marche arrière dans l'histoire. Ils devraient demander à Christopher Nolan comment faire, comme cela arrive souvent dans son dernier film, Tenet. Mais c'est de la fiction, quoique de premier ordre.
Avec cela, même le grand leader mondial Gorbačëv a échoué et son échec s'est répercuté au fil des ans non seulement dans les limites de l'ancien rideau de fer mais sur tout l'échiquier géopolitique du monde.
Un historien c...
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