Pour Magali Berdah, Booba est "un harceleur, pas un lanceur d'alerte"

LCI - 14/09
[VIDÉO] - La bataille médiatico-judiciaire entre Magali Berdah et Booba se poursuit. Ce mercredi matin, la papesse des influenceurs avait convoqué la presse pour dénoncer à nouveau le harcèlement qu'elle subirait de la part du rappeur. La patronne de la société Shauna Events était accompagnée de son avocat, qui a listé la quinzaine de plaintes ou compléments déjà déposés.

La bataille médiatico-judiciaire entre Magali Berdah et Booba se poursuit.
Ce mercredi matin, la papesse des influenceurs avait convoqué la presse pour dénoncer à nouveau le harcèlement qu'elle subirait de la part du rappeur.
La patronne de la société Shauna Events était accompagnée de son avocat, qui a listé la quinzaine de plaintes ou compléments déjà déposés.

"Ce qui se passe est très grave, et ça se fait aux yeux de tous". Magali Berdah est à cran. Ce mercredi 14 septembre, la papesse des influenceurs donnait une conférence de presse dans un grand hôtel parisien. Accompagnée de son avocat Maître Antonin Gravelin-Rodriguez, la patronne de Shauna Events avait convoqué la presse pour dévoiler tous les éléments de l’affaire de cyberharcèlement qui l'oppose à Booba.

Depuis 4 mois, le rappeur dénonce les pratiques douteuses de plusieurs influenceurs et de leur célèbre manageuse. Elie Yaffa, de son vrai nom, a même déposé une plainte contre X pour dénoncer des pratiques commerciales trompeuses attribuées à Shauna Events et une escroquerie en bande organisée. Le 6 septembre, le parquet de Grasse a ouvert une enquête, confiée au commissariat d'Antibes, sur la seule première infraction.

Chacun doit prendre ses responsabilités : la justice, la presse. En ce qui me concerne, je reste debout et je ne me tairai pas.

Magali Berdah

"Je ne comprends pas aujourd'hui comment on peut en arriver là", s'est désolée Magali Berdah, toute de noir vêtue, le visage fermé, les traits tirés. "Si je viens devant vous aujourd'hui, ce n'est pas pour moi, mais pour tous les gens qui sont harcelés par des malades qui se cachent derrière leurs écrans. Chacun doit prendre ses responsabilités : la justice, la presse. En ce qui me concerne, je reste debout et je ne me tairai pas", a expliqué l'agente des influenceurs, avant de fondre en larmes.

Comme l'a rappelé son avocat, tout a commencé le 17 mai "lorsqu'un compte Twitter suivi par près de six millions de personnes et administré par qui vous savez bien, a publié des extraits de procès-verbaux avec des infos personnelles de Magali Berdah", a déclaré Me Antonin Gravelin-Rodriguez, faisant référence au célèbre rappeur sans jamais le nommer. Il a ensuite listé la dizaine de plaintes ou compléments de plaintes déposés entre mai et août - et qui seront, selon lui, encore complétés prochainement - pour des faits de "harcèlement".

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"Je vis au rythme d’un homme. Tout dépend de lui, de ses humeurs et de ses envies. C’est une meute", a renchéri Magali Berdah, qui vit depuis sous surveillance policière. "On vit avec des gardes du corps qui dorment chez nous", souffle la mère de trois filles, elles aussi traumatisées par cette affaire. Une attestation médicale lue par son équipe de communication confirme que "l'état de détérioration psychologique" de l'agente de Nabilla est "cliniquement gravissime". 

"Il y a un combat évidemment pour protéger nos enfants, protéger nos familles des dérives d'Internet. Et je ne peux pas accepter que cela soit confié à une personne qui attise la haine sur les réseaux sociaux", se désole Magali Berdah, qui a également promis une transparence totale sur son activité dédiée aux placements de produits polémiques, trois jours après la diffusion d’un numéro de "Complément d’enquête", sur France 2, consacré au vrai business des influenceurs. "Je n’ai rien à cacher ", a-t-elle conclu.

Rania Hoballah

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