Comme pour les attentats du 13-Novembre 2015, il y a eu, après l'attentat de Nice, une attente interminable de plusieurs familles à ne pas savoir où était leur proche. Il aura fallu cinq jours aux spécialistes pour déterminer l'identité des 86 victimes, parmi lesquelles 15 enfants. À cette souffrance sans fin, s'est ajoutée pour certaines familles l'horreur de découvrir que les organes de leurs proches avaient été prélevés lors des autopsies.
C'est cela qui sera abordé ce mercredi au procès de l'attentat de Nice. Elvire Arrighi, cheffe de la division criminalistique et des unités opérationnelles de la Sous-Direction de la Police Technique Scientifique (SDPTS) qui a procédé avec d'autres à l'identification des victimes doit témoigner devant la cour d'assises spéciale. Lui succèdera Gérald Quatrehomme, directeur de l'institut médico-légal, médecin légiste qui reviendra sur les autopsies et les examens médico-légaux.
ÉLÉMENTS SECONDAIRES
Elvire Arrighi : "Si les corps ne sont pas morcelés et que les éléments secondaires (tatouages, piercings...) sont nombreux ou probants, l'identification peut se faire plus facilement". "Cela a permis de procéder aux identifications les plus évidentes dès les premières heures suivant l'attentat. Elles seront bien sûr confirmées derrière avec un ADN, une empreinte ou tout autre élément primaire".
TROP LONGUE ATTENTE
Elvire Arrighi :"Il était insupportable pour les familles que l'on attende trop longtemps pour leur annoncer le décès ou l'identification des familles."
ADN, TATOUAGES...
Elvire Arrighi, commissaire de police: "Une identification est prononcée dès lors que nous disposons d'un élément primaire : ADN, empreinte digitale ou élément odontologue. S'il n'y a pas d'élément primaire, un élément secondaire peut être utilisé comme les tatouages ou piercings".
UNE CELLULE ANTE-MORTEM ET UNE POST-MORTEM
Elvire Arrighi :" Deux unités sont déployées. une ante-mortem, et une post-mortem"
La cellule ante-mortem mène des entretiens avec des familles en recherche d'un proche. Elle recueille un maximum d'informations (tatouages, dentitions...). "La cellule post-mortem recherche exactement les mêmes éléments mais sur des personnes décédées. Elle va procéder à un relevé d'empreintes digitales, à un prélèvement ADN..". Les éléments pouvant permettre l'identification du corps sont prélevés et photographiés.
Les identifications sont ensuite prononcées collégialement.
L'EXEMPLE DES TSUNAMIS DE 2004
Elvire Arrighi, commissaire de police, explique que lors des tsunamis en 2004, il y a eu des très nombreuses victimes de plusieurs nationalités et que le travail a été complexe.
LE PREMIER TÉMOIN APPELÉ À LA BARRE
Elvire Arrighi, cheffe de la division criminalistique et des unités opérationnelles de la Sous-Direction de la Police Technique Scientifique (SDPTS) qui a procédé avec d'autres à l'identification des victimes est appelée à la barre. Elle va s'appuyer sur des documents.
TRÈS PEU DE PARTIES CIVILES
L'audience qui devait débuter à 9h30 n'a pas commencé. Il y a dans la salle d'audience très peu de parties civiles aujourd'hui.
Depuis le début du procès, les parties civiles sont rares dans la salle des Grands procès mais aussi dans les salles de retransmission à Paris et à Nice.
IDENTIFICATION DES VICTIMES
Comme pou...
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