Covid, un an après : 5 erreurs majeures que nous répétons face à la pandémie

Atlantico - 11/03
Un an après le début de la crise sanitaire et des premiers cas, de nombreuses difficultés sont venues aggraver la gestion de crise. Ces erreurs semblent pourtant se répéter...

Atlantico : Un an après le début de la pandémie dans notre pays, de nombreux problèmes ont aggravé la gestion de crise provoquant des déraillements de notre système d’urgence. Pourtant, douze mois après, ces erreurs semblent se répéter. En premier lieu, les organismes de santé font-ils toujours preuve de méfiance et de paternalisme à l’égard des populations ?

Charles Reviens : Nous somme aujourd’hui à une semaine du 17 mars 2020, début du premier confinement, et il est donc utile de rappeler que le risque de saturation des capacités hospitalières – particulièrement les services de réanimation - a constitué le principale voire l’exclusif argument avancé par les pouvoirs publics français pour justifier ce premier confinement puis le second mise en place le 30 octobre 2020 : la « guerre » et la « victoire » à court terme contre le virus avaient alors imposé d’arrêter vie sociale et économique afin d’éviter engorgement hospitalier et surmortalité des personnes âgées qui constituaient alors et toujours l’immense majorité des décès liés à la pandémie. La mortalité demeure en effet extrêmement centrée sur les personnes âgées, avec selon le dernier point épidémiologique hebdomadaire de Santé Publique France (4 mars 2021) 29 % du total des décès ayant lieu en EHPAD et 94 % de personnes décédées ayant plus de 65 ans.

Toutefois la disponibilité de vaccins contre le covid agréés par les autorités sanitaires a changé la donne à partir de décembre 2020. Les deux sujets sanitaires du moment concernent l’administration des vaccins (premier weekend de vaccination de masse les 6 et 7 mars en France) et les conséquences de l’apparition des différents variants du virus initial.

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