Au bord d'une nouvelle récession mondiale

MSN - 13/09
De nouveaux phénomènes de crise apparaissent aux USA, dans les pays européens, mais aussi en Chine dans une moindre mesure. Le Fonds monétaire international, l'Organisation mondiale du commerce, les Nations Unies, la Federal Reserve Bank des États-Unis et la Banque centrale européenne s'accordent désormais sur la récession à venir. * Analyse à l'ENA Institute for Alternative Policies par Michalis Renesi, économiste, p...

De nouveaux phénomènes de crise apparaissent aux USA, dans les pays européens, mais aussi en Chine dans une moindre mesure. Le Fonds monétaire international, l'Organisation mondiale du commerce, les Nations Unies, la Federal Reserve Bank des États-Unis et la Banque centrale européenne s'accordent désormais sur la récession à venir.

* Analyse à l'Institut des Politiques Alternatives ENA par Michalis Renesi, Economiste, ancien Président du LARCO G.M.M. SA

Selon la recommandation du FMI du 12 juillet 2022, les États-Unis ont du mal à éviter la nouvelle récession. Le Fonds a révisé ses prévisions précédentes, selon lesquelles la croissance de l'économie américaine en 2022 sera de 2,9 % et maintenant une prévision est faite pour 2,3 %. De plus, la croissance du PIB américain devrait être de 1 % en 2023 au lieu de 1,7 %. La nouvelle récession internationale est soutenue, qu'elle se fera sentir principalement aux USA et dans les pays de l'Union Européenne.

Une forte inflation se produit aux États-Unis et dans l'Union européenne. La dette extérieure de la Chine gonfle, bien que l'image complète ne soit pas disponible en raison du fonctionnement d'un système bancaire parallèle.

Les grandes économies sont confrontées à des problèmes d'exécution budgétaire et l'on tente d'endiguer les phénomènes de crise par des mesures fiscales et la mise en place de nouvelles barrières tarifaires, qui laissent présager la création de nouvelles formes de protectionnisme. Il y a aussi une forte augmentation des prix des matières premières énergétiques et alimentaires, non seulement dans les pays développés mais aussi dans les pays en développement.

Aux États-Unis, la Banque Fédérale augmente les taux d'intérêt et cela a des effets particulièrement négatifs sur les prix de l'immobilier, qui accusent actuellement peu de baisse, mais l'activité de construction diminue. La question n'est plus de savoir s'il y aura une récession, mais si elle sera de courte ou de longue durée. Cela dépendra en grande partie des variations des taux d'intérêt. Aux États-Unis, pour le deuxième quatre mois consécutifs, on observe une baisse du PIB.

En Chine, au cours de la dernière décennie, il y a eu un ralentissement relatif des taux de croissance économique, qu...
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