Chantage à la sextape à Saint-Etienne : on vous résume l'affaire

LCI - 13/09
[VIDÉO] - Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, est accusé de "chantage aggravé" par son ex-premier adjoint Gilles Artigues. Une affaire qui a éclaté après des révélations de Mediapart concernant des pressions présumées à la sextape. Voici les points clés de cette affaire.

Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, est accusé de "chantage aggravé" par son ex-premier adjoint Gilles Artigues.
Une affaire qui a éclaté après des révélations de Mediapart concernant des pressions présumées à la sextape.
Voici les points clés de cette affaire.

Depuis fin août, le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau est au cœur d'une importante polémique. L'élu, qui était encore, ce mardi 13 septembre à la mi-journée, auditionné par la justice à sa demande à Lyon, est visé par une information judiciaire. En cause : le tournage et l'usage d'une vidéo à caractère sexuel enregistrée en 2014, alors que Gilles Artigues, ex-premier adjoint municipal, était en train de se faire masser par un homme dans une chambre d'hôtel à Paris. C'est le site d'information Mediapart qui a révélé l'affaire le 26 août dernier et la victime a déposé une plainte le 29 août, visant nommément le maire, l'un de ses adjoints et l'ancien amant de cet adjoint.

Qui sont les protagonistes ?

Quatre hommes politiques stéphanois apparaissent dans ce dossier. Le premier, la victime, est Gilles Artigues. Cet élu de 57 ans était député UDF de la Loire de 2002 à 2007. Il se présente ensuite sans succès à la mairie de Saint-Etienne en 2008 sous l'étiquette MoDem. En 2014, il rejoint la liste UMP puis LR de Gaël Perdriau, qui remporte le scrutin avant d'être réélu en 2020. Six ans durant lesquels Gilles Artigues occupe le poste de premier adjoint au maire avant de démissionner brusquement en mai dernier. L'homme est un professeur certifié de mathématiques, père de famille et a présidé l'association chrétienne Jeunes pour une foi. Il est connu pour son fort engagement catholique. Dans un post Facebook, il a affirmé que cette affaire lui avait "pourri la vie". "Cette vie qui est si belle et que j'ai plusieurs fois songé à quitter, tant j'étais désespéré", affirme-t-il. 

Le chantage aurait été orchestré par le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau. Il aurait utilisé la sextape afin de contrôler politiquement son ancien premier adjoint. L'édile nie toutes les accusations portées à son encontre, et dénonce des accusations "ignobles" qui ont, selon lui, "bafoué (son) honneur et celui de (sa) famille". Il se dit prêt à porter plainte pour "dénonciation calomnieuse". Sa version est toutefois mise à mal par des enregistrements diffusés lundi par Mediapart où on entend le maire, ainsi que son directeur de cabinet, Pierre Gauttieri, menacer directement Gilles Artigues.

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Pour tourner la sextape, l'élu LR se serait appuyé sur Samy Kéfi-Jérôme. L'adjoint au maire en charge de l'Éducation et conseiller régional est présent dans l'équipe de Gaël Perdriau depuis ses débuts à la mairie. Il aurait organisé, en 2014, la rencontre dans une chambre d'hôtel avec un escort gay et caché une caméra pour piéger Gilles Artigues. Des accusations qu'il réfute, qualifiant ces faits "d'affabulation". 

L'adjoint est toutefois directement mis en cause par Gilles Rossary-Lenglet qui se présente comme le co-auteur du piège et l'ex-compagnon de Samy Kéfi-Jérôme. Il dit être à l'origine de la divulgation de cette affaire et assure avoir reçu de l'argent public, 50.000 euros, pour services rendus, via des subventions municipales détournées. C'est lui qui accuse directement le maire de Saint-Etienne et c'est également lui que l'on peut entendre parler avec Gaël Perdriau dans les enregistrements publiés lundi par Mediapart. 

Que contient réellement la "sextape" ?

Désormais séparé de celui qui fut son compagnon et assurant n'avoir "plus rien à perdre", Gilles Rossary-Lenglet affirme que Samy Kéfi-Jérôme a "payé sur place un escort boy" qui aurait passé e...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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