Proclamé roi samedi, Charles III a la lourde tâche de succéder à sa mère, Elizabeth II, très populaire auprès de la population britannique. À 73 ans, celui dont les tabloïds anglais s'étaient amusés à surnommer "le stagiaire", attend et se prépare à son accession au trône depuis de nombreuses années. Désormais, le voilà pleinement installé à la tête de la monarchie britannique, où ses pouvoirs et ses devoirs répondent à un protocole strict.
Le principal devoir de Charles III consistera à rester politiquement neutre, tel ce qui est demandé à chaque souverain de cette monarchie. Si Elizabeth II y était globalement parvenue, pour son fils, une part de changement devra avoir lieu. Et pour cause, Charles III a déjà par le passé manifesté un certain engagement politique en prenant position sur des sujets d'actualité, comme les questions migratoires, écologiques ou encore la position britannique vis-à-vis de la Chine.
Désormais, en tant que roi, Charles III devra affirmer les projets de loi votés par le Parlement sur avis des ministres. Par ailleurs, il accordera également des entrevues aux ministres, au cours desquelles il est invité à les "encourager ou les avertir" et être consulté sur des questions. Il peut également convoquer le Parlement sur l'avis du gouvernement, mais également ouvrir et clore chaque session du Parlement.
Par ailleurs, l'accord du roi Charles sera requis pour tous les projets de loi adoptés par le Parlement afin qu'ils deviennent loi. Cet acte, appelé "sanction royale", n'a pas été refusé depuis 1707. Le monarque doit également donner son consentement pour débattre des projets de loi qui affecteraient la prérogative ou les intérêts de la Couronne.
Chaque année, l'ouverture officielle du Parlement se fera par le roi Charles III qui y prononcera un discours. Il sera également de son devoir de nommer les futurs premiers ministres. Cet événement a été fait part la reine Elizabeth II, deux jours seulement avant sa mort, lorsqu'elle a nommé et reçu Liz Truss au château de Balmoral. Charles III sera amené à côtoyer régulièrement la nouvelle Première ministre britannique puisque la personne à la tête de la monarchie a pour habitude de s'entretenir au moins une fois par semaine avec le ou la locataire de Downing Street.
Finalement, le monarque est également à la tête du Conseil privé, qui se réunit généralement une fois par mois. Lors de chaque séance, le Conseil obtient l'approbation formelle du Roi pour les arrêtés déjà discutés et approuvés par les ministres.
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