L'Ukraine reprend 6000 km2, bombardements russes... Le point sur la situation

LCI - 13/09
[VIDÉO] - Depuis plusieurs jours, l'armée ukrainienne revendique des succès sur le terrain. De son côté, la Russie continue à bombarder des zones reconquises. Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Depuis plusieurs jours, l'armée ukrainienne revendique des succès sur le terrain.
De son côté, la Russie continue à bombarder des zones reconquises.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

L'armée ukrainienne poursuit sa contre-offensive. Après avoir annoncé une avancée éclair dans la région de Kharkiv (nord-est), elle revendique désormais de gagner du terrain dans la région sud du pays. Ainsi, selon la version officielle délivrée par Kiev, les forces russes reculent dans l'est du pays après cette contre-offensive ukrainienne. Mais pour autant, les Russes n'ont pas cessé leurs bombardements, à l'instar de ceux qui ont touché les secteurs de  Koupiansk et d'Izioum ce lundi. 

6.000 km2 sous contrôle ukrainien. Au total, "depuis le début du mois de septembre, nos soldats ont déjà libéré 6.000 km2 de territoire ukrainien dans l'est et le sud, et nous continuons d'avancer", a annoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky lundi soir dans une vidéo en ligne. La veille, 3.000 km2 "libérés" avaient été officialisés par le pouvoir ukrainien. Désormais, il est évoqué le nombre de "20 localités" repris en moins de 24 heures. "Les troupes russes abandonnent leurs positions hâtivement et s'enfuient", a commenté Kiev.

Lire aussi

Des civils tués et torturés. Dans la région de Kharkiv, le parquet ukrainien a annoncé la découverte de quatre corps de civils avec des "traces de torture" dans le village de Zaliznytchné. Ce dernier avait été occupé par les Russes mais repris par l'armée ukrainienne dernièrement. "Selon la version préliminaire de l'enquête, les victimes ont été tuées par les militaires russes 

pendant l'occupation du village", a précisé le parquet. 

Frappes russes. L'état-major ukrainien a dénombré une quarantaine de frappes russes pendant la journée "sur des installations militaires et civiles ukrainiennes". De son coté, Moscou a affirmé avoir bombardé des zones récupérées par l'Ukraine, non loin de Kharkiv, dans les secteurs de Koupiansk et d'Izioum. "Dans les zones des localités de Koupiansk et d'Izioum, des combattants et des équipements de la formation nationaliste 'Kraken', de la 113e brigade de défense territoriale et de la 93e brigade mécanisée ont été touchés", a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Une situation difficile pour la Russie ? Selon les dires de l'un des principaux dirigeants séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine, Denis Pouchiline, la situation est "difficile" sur le front. Mais, il a également assuré que les forces russes "tiennent bon". Le discours officiel du Kremlin indique cependant que l'offensive russe va continuer "jusqu'à ce que les objectifs soient atteints" et qu'il n'y avait actuellement "pas de perspectives de négociations" entre Moscou et Kiev.

Lire aussi

La centrale de Zaporijia reste sous surveillance

Électricité. Dans les régions de l'est, du nord, du sud et du centre de l'Ukraine qui ont subi dimanche soir de vastes coupures d'électricité, imputées par Kiev à des frappes russes, le courant est en partie revenu. De plus, dans la région de Kharkiv, "80%" de l'approvisionnement en électricité et en eau a été rétabli, selon les autorités ukrainiennes.  

Centrale nucléaire. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui a des contacts avec les deux belligérants pour l'établissement d'une zone de sécurité autour de la centrale, a évoqué lundi des signaux positifs. "J'ai vu des signes montrant qu'ils sont intéressés par un tel accord", selon son directeur général Rafael Grossi. "Nous discutons des différentes caractéristiques techniques", comme ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...