Funérailles d'Elizabeth II : les détails du protocole très strict soumis aux dirigeants mondiaux

LCI - 11/09
[VIDÉO] - Les funérailles de la reine Elizabeth II auront lieu le lundi 19 septembre, onze jours après avoir son décès à Balmoral. À cette occasion, les chefs d'État étrangers, invités, devront se plier à une feuille de route très stricte, ne laissant aucune place à l'improvisation.

Les funérailles de la reine Elizabeth II auront lieu le lundi 19 septembre, onze jours après avoir son décès à Balmoral.
À cette occasion, les chefs d'État étrangers, invités, devront se plier à une feuille de route très stricte, ne laissant aucune place à l'improvisation.

Un protocole réglé comme du papier à musique. Lundi 19 septembre, le Royaume-Uni célébrera les funérailles de la reine Elizabeth II, qui s'est éteinte "paisiblement", jeudi 8 septembre, à l'âge de 96 ans, dans son château écossais de Balmoral. Diffusé en mondovision, le service funéraire aura lieu à l'abbaye de Westminster à 11h (12h heure française). Aux côtés des millions d'anonymes et des personnalités, des dizaines de dirigeants internationaux - dont le président français Emmanuel Macron et son homologue américain Joe Biden - sont attendus pour assister à ces obsèques royales.  

Ces derniers devront se plier à une feuille de route stricte, où rien n'est laissé au hasard. Ainsi, les chefs d'État étrangers et leurs conjoints, qui se rendront à Londres, ont été invités à arriver "dans la mesure du possible" sur des vols commerciaux, rapporte Politico. Le Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (DFCO) les a informés que l'aéroport d'Heathrow ne pourra accueillir ou stationner des avions privés. Ceux qui insisteraient quand même pour voyager en jet privé seront redirigés automatiquement vers des "aéroports moins fréquentés" autour de la capitale. 

Un trajet en autocars jusqu'à Westminster

Une fois sur place, les dirigeants internationaux ne pourront pas se déplacer comme ils l'entendent. L'utilisation d'hélicoptères sera interdite "en raison du nombre de vols en cours à ce moment", a indiqué le département, ajoutant que "des événements imprévus pourraient obliger les vols commerciaux et privés à se détourner de l'aéroport d'arrivée prévu". Ils ont aussi été avisés qu'ils ne pourront pas utiliser leur propre voiture d'État. Comme lors de la grande "marche républicaine" à Paris, après les attentats de janvier 2015, ils seront acheminés à Westminster en bus, sous escorte policière, depuis un lieu de l'ouest de Londres, où, "en raison de mesures de sécurité strictes et de restrictions routières", ils devront laisser leur véhicule.

Et ce n'est pas tout. La veille des funérailles, le roi Charles III organisera une réception au palais de Buckingham. Les dirigeants étrangers en visite pour assister à la mise en état du corps d'Elizabeth II et signer le livre de condoléances à Lancaster House. Durant leur séjour sur place, ils auront trois minutes, et pas une de plus, pour rendre hommage à la Reine. 

Lire aussi

Le lendemain, dans l'abbaye de Westminster, les délégations étrangères ne seront pas déroger à la règle. Il sera impossible pour plus d'un seul haut représentant par pays et leur autre moitié d'assister au service funéraire d'Elizabeth II. Dans le document, envoyé aux ambassades, samedi 10 septembre, le DFCO "regrette qu'en raison de l'espace limité" "aucun autre membre de la famille, du personnel ou de l'entourage de l'invité principal ne puisse être admis". Les dirigeants ne pouvant être présents peuvent toutefois choisir d'être représenté par un chef de gouvernement ou un ministre de haut rang.

Après la cérémonie à Westminster, les représentants de chaque pays seront escortés à pied jusqu'à Dean's Yard, toujours dans l'enceinte de l'abbaye, pour une réception organisée par le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères James Cleverly. Après qu...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...