L'objectif fixé par l'Accord de Paris sur le climat est de maintenir le réchauffement climatique anthropique en cours sous de la barre des +1,5 °C. Or, il semble aujourd'hui déjà presque hors d'atteinte. Pourtant, des scientifiques nous préviennent. Même à ce niveau-là, des points de non-retour seront sans doute franchis. Et plus encore, avec un risque d'effet domino, au-delà de +2 °C de réchauffement.
Les experts s'accordent à le dire. Sauf à réussir à diviser nos émissions de gaz à effet de serre de moitié d'ici 2030 et à atteindre le zéro émission nette en 2050, nous n'aurons que 50 % de chance d'atteindre l'objectif fixé en 2015 par l'Accord de Paris sur le climat de limiter le réchauffement climatique anthropique à +1,5 °C au-dessus des températures préindustrielles.
Une nouvelle étude vient aujourd'hui confirmer à quel point cela pourrait être dommageable. Une étude que certains n'hésitent pas à qualifier d'étude « la plus importante de tous les temps ». Une étude consacrée aux points de non-retour.
Des points de basculement, devrait-on sans doute plutôt dire. Selon le Giec, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, ils correspondent à des « seuils critiques au-delà desquels un système se réorganise, souvent brutal...
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