Projet d'attaque contre Emmanuel Macron en 2018 : procès requis pour 12 personnes

LCI - 08/09
[VIDÉO] - Le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de douze membres du groupuscule d'extrême-droite les "Barjols". Ce groupuscule est soupçonné d'avoir "élaboré un projet d'action violente" contre Emmanuel Macron en 2018. L'un des leaders du groupe Facebook avait évoqué l'idée de s'en prendre au chef de l'État avec un couteau en céramique.

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de douze membres du groupuscule d'extrême-droite les "Barjols".
Ce groupuscule est soupçonné d'avoir "élaboré un projet d'action violente" contre Emmanuel Macron en 2018.
L'un des leaders du groupe Facebook avait évoqué l'idée de s'en prendre au chef de l'État avec un couteau en céramique.

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel, et non aux assises, de douze personnes membres du groupuscule les "Barjols", "acquises aux thèses de l'ultradroite" et soupçonnées d'avoir "élaboré un projet d'action violente" contre Emmanuel Macron en 2018. Le Pnat souhaite que ces onze hommes et cette femme soient jugés pour association de malfaiteurs terroriste délictuelle, selon le réquisitoire définitif signé le 18 août, consulté par l'AFP.

La décision définitive d'un renvoi en procès ou non, aux assises ou en correctionnelle, revient désormais au juge d'instruction. L'information judiciaire avait été ouverte peu après l'arrestation le 6 novembre 2018 de plusieurs sympathisants de l'extrême droite radicale. Les investigations ont ensuite mené à la mise en examen, au total, de 14 personnes pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, passible des assises.

Au terme de près de quatre ans d'instruction, le parquet a requis l'abandon des poursuites pour deux d'entre elles et demandé que soit retenue pour les douze autres l'association de malfaiteurs terroriste délictuelle, infraction jugée devant le tribunal correctionnel. "Le parquet semble prendre acte de la faiblesse du dossier et refait descendre à juste titre le dossier de plusieurs étages en demandant sa correctionnalisation", a réagi l'avocat de l'un des mis en examen, Me Dylan Slama.

Un poignard et une bible

Le Pnat reproche aux mis en cause des réunions, des recherches d'équipements, des entrainements et des contacts établis en vue d'un "projet d'action violente" envers le chef de l'État. Les enquêteurs s'étaient décidés à intervenir après avoir appris qu'un des administrateurs du groupe Facebook, Jean-Pierre Bouyer, un retraité isérois, s'était déplacé dans l'est de la France où Emmanuel Macron se trouvait pour son périple mémoriel sur le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

Dans une conversation interceptée par les policiers, il avait évoqué l'idée de s'en prendre au chef de l'Etat avec un couteau en céramique, non détectable par les contrôles de sécurité. Dans le véhicule avec lequel il s'était rendu en Moselle avaient été découverts un poignard dans son étui et une bible. Le parquet a aussi requis son renvoi pour acquisition et transport illégaux d'un pistolet. Initialement placé en détention provisoire, il est depuis plusieurs mois libre sous contrôle judiciaire.

Un projet d'assassinat, selon le Pnat

Son avocate, Me Olivia Ronen, a vu dans la demande de correctionnalisation un "demi-aveu" d'une accusation qui "s'inquiète de voir son dossier se déliter devant une cour d'assises". "L'institution judiciaire saura-t-elle (…) reconnaître que ce qui nous était présenté comme un projet d'attentat sur le président de la République n'est en fait que les prémisses du mouvement des gilets jaunes ?", s'est-elle interrogé auprès de l'AFP.

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Dans ses réquisitions, le Pnat a jugé "incontestable" que ces militants "projetaient d'assassiner" Emmanuel Macron et que Jean-Pierre Bouyer aurait joué "le rôle de leader".  Selon le Pnat, les "Barjols" étaient un "groupuscule d'ultradroite" à la fois "hiérarchisé, structuré, sa clandestinité ét...
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