Si vous êtes un automobiliste régulier, la récente baisse du prix des carburants ne vous a pas échappé. À la pompe, la facture est désormais moins salée, mais rien ne garantit que cette diminution soit pérenne. Dans ce contexte, c'est une fonctionnalité assez pratique que Google a décidé d'importer en France. À travers son application Maps, la firme américaine proposera désormais aux conducteurs de véhicules thermiques des itinéraires permettant de réduire la consommation.
Jusqu'alors testée dans plusieurs pays parmi lesquels les États-Unis ou le Canada, cette option est censée faire réaliser des économies, tant en carburant qu'en argent. L'idée est au fond assez simple : il s'agit de prendre en compte non seulement la distance totale à parcourir, mais également la topographie des zones traversées. Éviter par exemple une montée très raide ne faisant gagner que quelques dizaines sur un autre chemin, exploiter des descentes, mais aussi s'appuyer sur les vitesses légales en fonction des différents tronçons ou sur l'état du trafic à un instant T.
"Nous estimons qu'opter pour des itinéraires respectueux de l'environnement permettrait d'éviter plus d'un million de tonnes d'émissions de carbone par an, ce qui équivaut à retirer plus de 200.000 voitures de la route", écrivait Google voilà quelques mois. Notons qu'au cours des semaines à venir, cet outil devrait continuer à évoluer, en permettant aux usagers de renseigner la motorisation de leur véhicule. Une manière d'affiner encore davantage les résultats fournis par Maps. "Les moteurs diesel sont souvent plus économes à des vitesses élevées que les moteurs essence, tandis que les véhicules hybrides et électriques offrent de meilleures performances en trafic discontinu", souligne la firme américaine.
En pratique, le fonctionnement de cet outil ne révolutionnera pas votre usage de cette plateforme. Lorsque vous renseignerez les adresses de départ et d'arrivée, plusieurs itinéraires continueront à vous être proposés. L'évolution tient au fait qu'une icône vous signalera lequel des différents chemins sera le plus économe. À une condition toutefois : que le plus court ne soit pas déjà celui permettant le plus d'économies de carburant. Il est fort probable que ces itinéraires "bis" puissent rallonger quelque peu vos trajets, mais la perte de temps ne sera généralement que d'une poignée de minutes. Négligeable, donc, en comparaison des gains escomptés : les économies possibles pourraient en effet atteindre 30% de carburant.
L'ancienne ministre et cheffe de file des écologistes, Cécile Duflot, s'est réjouie sur Twitter de la mise en place de cette nouvelle fonctionnalité. Une "très bonne initiative", selon ses mots. Elle a en passant appelé de ses vœux la conception d'une "option avec une vitesse maxi de 110 km/h", potentiellement "très utile aux jeunes conducteurs et à tous ceux qui pourront arbitrer temps/consommation/économies".
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