Il y a ceux qui avancent, plus avancés, parfois très vite, espérant ouvrir une voie à explorer, par laquelle tout le monde peut passer, et il y a ceux qui reculent parce qu'ils ne peuvent pas suivre ou parce qu'ils refusent d'accélérer le rythme , dans la conviction qu'ils ont un rythme sûr et qu'il vaut mieux ne pas tirer au risque de perdre du muscle. Et puis, il y a encore ceux qui vont au milieu, garantissant un corps commun, ne perdant pas à l'horizon l'audace de ceux qui avancent, ni complètement laissant derrière eux les plus prudents.
Cela pourrait être un essai, par analogie, des paroles du Papedans l'interview de Maria João Avilez, diffusée par TVI et CNN Portugal. Interrogé sur la dynamique du synode de synodalité – qui mériterait une autre analyse plus loin –, à dimension presque conciliaire, tant est la pertinence de l'enjeu, le pape François compare le processus à une course. Rejetant l'idée d'une "guerre ecclésiastique", il y voit naturellement des tensions, sans cacher son inquiétude. Il y a différentes vitesses sur un même chemin et « un berger doit être universel ». Le cléricalisme, « qui est une perversion, enlève cette universalité au pasteur et en fait le pasteur d'un secteur ou d'une modalité pastorale ». Un message incisif pour les frères de l'épiscopat.
« Il faut laisser les processus se terminer », dit le Pape, qui n'hésite pas à créer les conditions pour lancer des processus dont la portée, en langage religieux, dépend de l'Esprit Saint ou de l'(in)capacité humaine à le comprendre.
L'Église n'est pas et n'a jamais été monolithique – c'est pour rappeler l'histoire des origines de ce mouvement d'origine juive appelé christianisme – et lorsqu'elle a tenté d'imposer l'hégémonie, elle a patronné l'inhumanité.
Si "il n'y a pas de synode sans la présence de l'Esprit Saint" - "ce serait un parlement" -, le pape reprend les mots de Basile de Césarée, qui "définit l'Esprit Saint comme harmonie". Avec cette idée, conclut François, dans le synode « i...
[Courte citation de 8% de l'article original]