"Ce n’est pas parce qu’on lutte pour la paix qu’on est pro-Poutine": Ségolène Royal revient sur ses propos polémiques

LCI - 06/09
[VIDÉO] - Ségolène Royal avait créé la polémique en dénonçant "une propagande de guerre par la peur" de la part du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Invitée de LCI ce mardi 6 septembre, l'ex-candidate à la présidentielle a affirmé ne "pas nier qu'il y a des victimes" en Ukraine. Elle a toutefois assuré que c'était à l'Europe de s'engager pour un processus de paix.

Ségolène Royal avait créé la polémique en dénonçant "une propagande de guerre par la peur" de la part du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Invitée de LCI ce mardi 6 septembre, l'ex-candidate à la présidentielle a affirmé ne "pas nier qu'il y a des victimes" en Ukraine.
Elle a toutefois assuré que c'était à l'Europe de s'engager pour un processus de paix.

Après s'être excusée sur Twitter, Ségolène Royal s'explique de vive voix. Invitée ce mardi 6 septembre de LCI, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle est revenue sur ses propos polémiques sur la guerre en Ukraine. Jeudi dernier, sur BFMTV, elle avait dénoncé "une propagande de guerre par la peur" de la part du président ukrainien Volodymyr Zelensky, et mis notamment en doute la réalité de "la maternité bombardée" dans le sud-est de l'Ukraine en mars, ainsi que le massacre de Boutcha. "C'est monstrueux d'aller diffuser des choses comme ça uniquement pour interrompre le processus de paix", avait-elle alors affirmé.

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"Je me suis exprimée pour que la guerre s’arrête et les raisons pour lesquelles il n’y avait toujours pas de processus de paix", affirme ce lundi sur LCI l'ancienne ministre. "Nous ne devons pas avancer de façon aveugle vers la catastrophe. Nous avons la responsabilité de laisser à nos enfants une Europe en paix et une planète réparée", a-t-elle ajouté. 

Si elle a affirmé ne pas "nier qu'il y a des victimes" en Ukraine, Ségolène Royal a assuré que l'Europe avait pour devoir de "peser pour que les négociations (de paix) commencent". "Lorsqu’on s’interroge sur les raisons pour lesquelles il n’y a pas de processus de paix, c’est parce qu’on est effrayé parce qu’il se passe", a-t-elle estimé, ajoutant que "la guerre se résout par la négociation, la discussion".

Quand Nelson Mandela est sorti de prison, il a tendu la main à son adversaire

Ségolène Royal

Et de lancer un appel à Emmanuel Macron pour "commencer ce travail" de négociation. "Aujourd’hui, il n’y toujours pas de médiateur, d’endroit où les différents protagonistes peuvent se parler", a-t-elle insisté, affirmant qu'"on ne sait pas" si Vladimir Poutine était opposé à des pourparlers. "Nous, Européens, avons une responsabilité majeure et nous devons enclencher le processus de paix", a-t-elle encore martelé, car, selon elle, "la poursuite de cette guerre va faire s’effondrer l’Europe".

"Ce n’est pas parce qu’on lutte pour la paix, qu’on est pro-Poutine", a déclaré Ségolène Royal, balayant les accusations de complotisme. "Quand Nelson Mandela est sorti de prison, il tend la main à son adversaire et a dit : 'on va se mettre derrière la table et parler'. L’adversaire d’hier devient le partenaire", a-t-elle expliqué.

F.R.

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