Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon "souhaite être remplacé"

LCI - 06/09
[VIDÉO] - Présent à chaque élection présidentielle depuis 2012, Jean-Luc Mélenchon a laissé entendre ce mardi qu'il n'enchaînerait pas une quatrième candidature. "En 2027 ? Et pourquoi pas en 2056 ?", a-t-il ironisé dans un entretien.

Présent à chaque élection présidentielle depuis 2012, Jean-Luc Mélenchon a laissé entendre ce mardi qu'il n'enchaînerait pas une quatrième candidature.
"En 2027 ? Et pourquoi pas en 2056 ?", a-t-il ironisé dans un entretien.

Il souhaitait devenir président de la République en avril dernier, avant de "candidater" pour le poste de Premier ministre au moment des élections législatives. Malgré ses échecs, Jean-Luc Mélenchon ne semble pas avoir envie d'y retourner. Dans un entretien accordé ce mardi au site Reporterre, le chef de file de La France insoumise (LFI) indique vouloir "être remplacé" dans la perspective de la prochaine échéance présidentielle.

Interrogé sur ses intentions pour la succession d'Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon a été clair. "Oui, c'est ça, en 2027, et pourquoi pas en 2056", a-t-il ironisé. "Vous savez, vous, où vous serez demain matin ? Nous sommes tous mortels, cher ami, et à partir d'un certain âge, la probabilité augmente."

"Je voudrais qu'on arrête de me bassiner avec ça", a ajouté l'ancien député des Bouches-du-Rhône au média en ligne. "Je ne suis pas candidat à la candidature permanente. Je l'ai fait déjà trois fois, parce que la nécessité commandait. Je n'aspire pas à renouveler sans cesse le même rôle."

Sa succession ? "Craignez plutôt le trop-plein que le trop vide"

Jean-Luc Mélenchon préfère consacrer son énergie à terminer son "travail intellectuel". "À l'avenir, j'ai une tâche : j'ai formulé pour la première fois une théorie d'ensemble qui nous permet la synthèse entre l'écologie politique, l'héritage du socialisme historique, le républicanisme. Cela s'appelle la théorie de l'ère du peuple et de la révolution citoyenne. Ma tâche est de terminer ce travail intellectuel", a-t-il déclaré.

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Mais la question de sa succession va forcément se poser. "Le premier qui déclenche une guerre civile (au sein du mouvement, NDLR), il aura affaire à moi", prévient déjà Jean-Luc Mélenchon. "Il y a toujours de bonnes raisons pour déclencher des guerres… Mais voilà ma consigne : faites-vous aimer. Celui ou celle qui sera le plus aimé du grand nombre, vous verrez que cela vous paraîtra naturel de dire : 'allez, vas-y !' Pour ce qui concerne la suite des candidatures à l'élection présidentielle, craignez plutôt le trop-plein que le trop vide."

Idèr Nabili

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