Environnement : l’utopie de la "neutralité carbone"

Atlantico - 24/04
Christian Gerondeau publie « La religion écologiste. Climat, CO2, hydrogène : la réalité et la fiction » aux éditions de L’Artilleur. La température moyenne de la planète a augmenté d’environ 1°C depuis un siècle et demi. Selon le GIEC, la cause principale de cette hausse serait les émissions de CO d’origine humaine et, pour sauver notre terre d’une catastrophe imminente, il faudrait donc faire baisser nos émissions. Cessons de trembler et utilisons notre raison. Extrait 1/2.

Lors du 5e anniversaire de « l’accord de Paris » de 2015, plus de la moitié des pays du monde, au premier rang desquels ceux de l’Union Européenne unanimes, prirent le plus étrange des engagements. En 2050, ils atteindraient la « neutralité carbone », et ce serait également là le but fixé à l’humanité entière.

À priori, le vocable est sympathique. À cette époque lointaine, la masse du CO2 atmosphérique cesserait de s’accroître puisque c’est elle qui véhicule l’atome de carbone en cause. Mais comment atteindre cet objectif louable dans l’esprit de ses promoteurs? Puisque personne ne suppose que l’humanité revienne à l’âge de pierre, il n’existe que deux méthodes envisageables.

La première suppose tout d’abord que l’humanité continue à avoir recours aux hydrocarbures fossiles, mais retire ensuite de l’atmosphère le CO2 émis lors de leur usage grâce à des «puits de CO2 » mentio...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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