Attentat de Nice : les failles du dispositif de sécurité au cœur du procès

LCI - 05/09
[VIDÉO] - Des signes avant-coureurs, qui avaient été filmés, auraient-ils pu permettre d'éviter cet attentat ? Comment expliquer que les services de renseignements et la police municipale, très présente à Nice, n'étaient pas alertés ?

Des signes avant-coureurs, qui avaient été filmés, auraient-ils pu permettre d'éviter cet attentat ? Comment expliquer que les services de renseignements et la police municipale, très présente à Nice, n'étaient pas alertés ?

Son visage hante aujourd'hui encore toutes ces victimes. Car les rescapés posent la même question depuis six ans maintenant. Est-ce que Mohamed Lahouaiej Bouhlel aurait pu être arrêté avant de tuer 86 personnes ? Trois jours durant, les caméras de la ville de Nice n'ont presque rien raté des repérages du terroriste avant son attaque. À pied, à vélo, mais surtout au volant de son camion de location, il va parcourir au total 180 km.

Entre deux selfies tout sourire, il teste son parcours vers la promenade des Anglais. Le tueur stationne même son poids lourd au beau milieu d'un trottoir. Il s'agit d'une manœuvre qu'il va reproduire à l'identique le soir des faits. Le suspect prend aussi une photo alors qu'il tente de passer son 19 tonnes sous une pergola prisée des badauds. Qualifié de pervers par les enquêteurs, Lahouaiej Bouhlel immortalisera la scène un peu plus tard au milieu de ses futures cibles. D'après Me Samia Maktouf, avocate qui défend plusieurs victimes, toutes ces manœuvres au volant auraient dû attirer l'attention de la police municipale.

Le soir du 14 juillet, Mohamed Lahouaiej Bouhlel va réussir à forcer deux barrages policiers. L'attaque d'une violence inouïe durera précisément 4 minutes et 17 secondes. Avant d'être abattu par les forces de l'ordre, le terroriste a accompli son périple meurtrier sans être inquiété. L’État reconnaîtra d'ailleurs ne pas avoir imaginé une seconde une attaque au camion bélier. Me Adrien Verrier, avocat de la municipalité de Nice, rappelle aussi que le suspect était totalement inconnu des services de renseignements. Des zones d'ombre qui planera tout au long du procès.

Ces éventuelles failles dans le dispositif de sécurité comme dans les surveillances, font actuellement l'objet d'une enquête judiciaire.

TF1 | Reportage G. Brenier, M. Kherraji

La rédaction TF1 Info

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  • Police, justice et faits diversAttentat de Nice en 2016 : six ans après, le procès s'ouvre enfin
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