Festival Visa pour l'image : un photographe ukrainien primé pour ses reportages à Marioupol

LCI - 04/09
[VIDÉO] - Il a couvert l'attaque et l'invasion de Marioupol. Le photographe ukrainien Evgeniy Maloletka a été primé, samedi 3 septembre, pour ses reportages réalisés dans la ville portuaire, assiégée par les Russes. Il s'agit du prix le Visa d'or News, le plus prestigieux décerné au Festival international de photojournalisme Visa pour l'image de Perpignan.

Il a couvert l'attaque et l'invasion de Marioupol.
Le photographe ukrainien Evgeniy Maloletka a été primé, samedi 3 septembre, pour ses reportages réalisés dans la ville portuaire, assiégée par les Russes.
Il s'agit du prix le Visa d'or News, le plus prestigieux décerné au Festival international de photojournalisme Visa pour l'image de Perpignan.

Il a été l'un des premiers à entrer à Marioupol et l'un des derniers à en sortir. Evgeniy Maloletka s'est vu décerner, samedi 3 septembre, le Visa d'or News, le prix le plus prestigieux du Festival international de photojournalisme "Visa pour l'image" de Perpignan. Ce photographe ukrainien de 35 ans, collaborant avec l'agence Associated Press (AP), a été récompensé pour ses reportages sur la ville martyre, assiégée et massivement pilonnée par l'armée russe. Très ému au moment de recevoir son prix, Evgeniy Maloletka l'a dédié "au peuple ukrainien", en soulignant l'importance de cette reconnaissance de son travail.

Avec son compatriote, Mstyslav Chernov, 37 ans, vidéaste d'AP, le photographe a rejoint Marioupol le 23 février dernier, une heure avant la première bombe russe. Ils n'en sont repartis que le 15 mars. "Ces 20 jours à Marioupol ont été comme un seul long jour sans fin, de pire en pire", a-t-il confié à l'AFP devant ses photos poignantes d'enfants tués, de femmes enceintes dans les décombres, de fosses communes creusées à la hâte, faute de pouvoir organiser des funérailles à cause des tirs ennemis.

Le travail d'Evgeniy Maloletka a été sollicité, aux dépens du photographe australien d'origine ukrainienne Daniel Berehulak pour son reportage "Des gens vivaient ici" dans le New York Times sur le massacre de civils à Boutcha, et de Marcus Yam, un reporter américain né en Malaisie, pour "La chute de l'Afghanistan", publié dans le Los Angeles Times.

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L'Ukraine était l'un des grands thèmes de cette 34e édition, qui s'est ouverte le 27 août. Le Visa d'or de la presse quotidienne est allé au journal danois Politiken pour les reportages sur la guerre de Mads Nissen, lauréat du World Press Photo of the Year en 2015 et en 2021, celui de la ville de Perpignan Rémi Ochlik saluant les photos de Lucas Barioulet pour Le Monde.

La rédaction de TF1info

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