La mini révolution du Conservatoire de San Francisco

MSN - 03/09
«Si vous êtes étudiant, vous êtes exposé au bouillonnement créatif. Si vous êtes artiste, vous êtes représenté par une agence qui peut vous aider à réaliser vos idées. Si vous êtes Pentatone, vous avez accès aux grands artistes du monde». Pour David Stull, le milieu de la musique profite des acquisitions du Conservatoire.

La planète musicale a observé le rachat de la grande agence d’artistes Opus 3 puis, récemment, de l’étiquette de disques Pentatone par le Conservatoire de musique de San Francisco avec un mélange de stupéfaction et d’incrédulité. Que vient donc faire un Conservatoire dans ces univers ? Le Devoir en a discuté avec David Stull, instigateur de ces grandes manoeuvres.

« Non, nous n’achèterons pas unorchestre symphonique », répond M. Stull, président du Conservatoire de musique de San Francisco, lorsque nous lui demandons quelle corde manque désormais à son arc. Même s’il en rit, la réponse est à peine une galéjade. « Tant de gens nous appellent pour qu’on les rachète ; vous n’avez pas idée de tout ce qui est à vendre ! »

Depuis les bouleversements sidérants dont David Stull et le Conservatoire de musique de San Francisco (SFCM) et ses mécènes ont été les fers de lance, des regards neufs se portent sur cette maison d’enseignement. Certains pensent que David Stull est devenu le Crésus de la musique classique.

Ces acquisitions sont tellement inattendues qu’un état d’hébétude semble avoir anesthésié la volonté de comprendre la démarche. Depuis le rachat, en octobre 2020, d’Opus 3 et c...
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