L’île taïwanaise que la Chine pourrait transformer en Crimée

MSN - 03/09
Un bâtiment abandonné sur la côte de Kinmen.

Par la meurtrière de l’ancien bunker de l’armée taïwanaise occupé désormais par le Musée de la guerre de Hujingtou, sur l’île de Kinmen, le paysage ne se regarde forcément plus de la même manière depuis que la Chine a fait grimper de plusieurs crans sa menace contre ce territoire asiatique autonome et démocratique.

C’est que, sur ce bout de terre, l’une des composantes de l’archipel taïwanais, la Chine continentale ne peut pas être plus près.

Un canal maritime d’à peine cinq kilomètres sépare en effet l’île de « Petite Kinmen » de la ville chinoise et communiste de Xiamen, dans une proximité géographique atypique entre les deux entités chinoises, divisées politiquement depuis la fin de la guerre civile de 1949 et qui se contemplent désormais avec une certaine inquiétude.

 

Kinmen — qui veut dire « porte d’or » — pourrait devenir la porte d’entrée symbolique de la Chine sur le territoire taïwanais, le premier acte d’une guerre visant à revendiquer ensuite le reste du territoire taïwanais pour le ramener sous le giron de Pékin. Un scénario qui ferait ainsi marcher ce petit bout de terre et ses 120 000 habitants sur les tristes traces de la Crimée, en Ukraine, occupée par la Russie depuis 2014 et qui fina...
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