Artemis I : la Nasa repart pour la Lune demain

Rémy Decourt - Futura Sciences - 02/09
Feu vert pour le lancement d'Artemis I, première mission du programme visant à retourner sur la Lune et y rester cette fois-ci. Un retour sur la Lune qui, par ailleurs, ne pourra pas se faire sans...

Feu vert pour le lancement d'Artemis I, première mission du programme visant à retourner sur la Lune et y rester cette fois-ci. Un retour sur la Lune qui, par ailleurs, ne pourra pas se faire sans l'ESA. Rendez-vous ce samedi 3 septembre, à partir de 19 h 40 (heure de Paris) sur Futura pour suivre ce moment historique.

Lundi 22 août, la Nasa a réalisé une dernière revue d'aptitude au vol du SLS et d'Orion qui s'est bien déroulée. Ce système de lancement qui doit ramener les Américains sur la Lune a été déclaré apte au vol. Le lancement d'Artemis I a donc été confirmé pour le 29 août. Le décollage du SLS est prévu dès que possible à l'intérieur d'une fenêtre de tir de deux heures qui s'ouvrira à 14 h 33, heure de Paris (08 h 33, heure locale). [MÀJ : la Nasa a reporté le vol au 3 septembre, à 20 h 17, heure de Paris].

Ce premier vol d'Artemis est un vol de test sans équipage qui va servir à qualifier le lanceur SLS et le véhicule Orion. Ce vol a donc pour but de pousser dans ses retranchements le module de service d'Orion (ESM), fourni par l'Agence spatiale européenne et sous maîtrise d'œuvre d'Airbus Défense et Espace, afin de voir s'il est capable de réaliser toutes les manœuvres prévues.

Futura vous donne rendez-vous samedi 3 septembre, dès 19 h 40, pour suivre le vol inaugural du SLS. © Futura, Youtube 

Que sera capable de faire Orion avec son module de service ?

À proprement parler, le but de ce vol, ce n'est évidemment pas de pousser le véhicule à sa limite structurelle mais de le « tester à l'intérieur de son enveloppe de vol et voir dans quelles conditions et comment il peut fonctionner dans des configurations de vol très variées », nous explique Didier Schmitt, responsable de la Stratégie sur l'exploration humaine et robotique à l'ESA. L'objectif de cette mission de 42 jours est de tester Orion et son module de service au-delà de ce qu'il va devoir faire pour les missions suivantes. Il faut savoir qu'Orion n'est pas un véhicule à usage unique, son module d'équipage est réutilisable et conçu pour une multitude de missions différentes.

Pour comprendre la nécessité de tester le module de service d'Orion, il faut savoir que ce « module a été défini il y a 10 ans, à une époque ou Orion était destiné à des missions vers des astéroïdes », rappelle Didier Schmitt. Il n'était alors pas question de Gateway et encore moins de missions lunaires. Aujourd'hui, nous avons une « idée plus claire des missions d'Orion de sorte qu'il est nécessaire de vérifier en orbite que notre module sera en capacité de les réaliser ». Comme le précise Philippe Deloo, chargé du projet ESM à l'ESA, c'est la « première fois que le système sera testé dans l'espace ». Certes, le module ESM a déjà « été testé au sol mais la représentativité des tests au sol n'est jamais de 100 %. Là, on va pouvoir affiner nos modèles. On va apprendre énormément avec ce vol », indique-t-il.

Le tester à l’intérieur de son enveloppe de vol et voir dans quelles conditions et comment il peut fonctionner dans des configurations de vol très variées 

Parmi les missions qui n'étaient pas prévues à l'origine de la conception d'Orion, on citera en exemple celle d'Artemis IV. Lors de cette mission, Orion va servir de remorqueur pour arrimer le module I-HAB (International-Habitat, construit par Thales Alenia Space) au Gateway. Il est donc « nécessaire d'ana...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...