Après deux mois et demi de tractations intenses, le mercato estival 2022 s'achève ce jeudi 1er septembre. Comme depuis de nombreuses années désormais, le championnat de France a vu nombre de ses talents partir vers l'étranger. Aurélien Tchouaméni (Monaco), Boubacar Kamara (OM), Lucas Paqueta (OL), Cheick Doucouré (Lens), Sven Botman (Lille), Wout Faes (Reims), Mohamed-Ali Cho (Angers) ont tous quitté l'Hexagone, pour des sommes plus impressionnantes les unes que les autres. En tout, les clubs tricolores ont encaissé plus de 500 millions d'euros d'indemnités transfert (dont une certaine partie a été immédiatement réinvestie), auxquels pourront s'ajouter plusieurs dizaines de millions d'euros de bonus.
Certains habitués du championnat sont aussi partis librement, à l'instar d'Angel Di Maria (PSG), Walter Benitez (Nice), Predrag Rajkovic (Reims) ou encore Jason Denayer (OL).
Sans surprise, le Paris Saint-Germain a attiré le plus de lumière avec des investissements massifs (plus de 130 millions d'euros dépensés). Renato Sanches, Vitinha, Fabian Ruiz, Nordi Mukiele, Hugo Ekitike and co sont venus muscler l'effectif de Christophe Galthier. L'AS Monaco s'est, de son côté, illustré en achetant Mohamed Camara (27 millions d'euros). Même chose pour Rennes qui a sorti le chéquier pour attirer Arnaud Kalimuendo (20 millions d'euros) ou encore Arthur Theate (19). Mais au-delà de ces paillettes et de ces mouvements qui ont fait les grands titres, plusieurs transactions n'ont, elles, pas fait couler autant d'encre.
Comme chaque été, d'anciens pensionnaires de la Ligue 1 sont revenus en France. Parti s'exiler à Grenade (Espagne), l'ancien capitaine de l'Olympique Lyonnais, Maxime Gonalons, est venu apporter son expérience au Clermont Foot. D'autres Gones - Corentin Tolisso et Alexandre Lacazette - ont, eux, fait leur retour en grande pompe dans leur club formateur. Plus ou moins en situation d'échec en Angleterre, Malang Sarr (Chelsea), Pierre Lees-Melou (Norwich) et Nicolas Pépé (Arsenal) ont choisi respectivement Monaco, Brest et Nice pour se relancer. Formé à l'OM et auteur d'une très bonne saison chez le promu Nottingham Forest, Brice Samba défend désormais les cages lensoises.
Près de 10 ans après son départ de l'Hexagone - il portait à l'époque le maillot de Toulouse -, Moussa Sissoko a rejoint les Canaris du FC Nantes. L'international français (71 sélections) représente un renfort de poids en prévision de la Coupe d'Europe à la Beaujoire cette saison.
Certains retours sont encore plus improbables. Après avoir quitté le Paris Saint-Germain pour le FC Barcelone l'été dernier, Kays Ruiz-Atil a signé... à l'AJ Auxerre. Passé par Lille et Nice, Rony Lopes a été prêté à Troyes par Séville. Enfin, longuement blessé lors de l'exercice précédent, Christopher Jullien a quitté l'Écosse pour rejoindre Montpellier.
Les clubs de l'Hexagone ont fait preuve d'inventivité pour combler leurs manques offensifs. De retour sur la scène continentale après plusieurs années de disette, Nantes a attiré une paire Ignatius Ganago (Lens)-Mostafa Mohamed. Arrivé en prêt de Galatasaray, l'Égyptien s'est déjà montré décisif à quatre reprises en Ligue 1 (2 buts et 2 passes décisives). Le Polonais Adam Buksa (en provenance de New England Revolution) et le Belge Loïs Openda (FC Bruges) ont renforcé les rangs du RC Lens. Si le premier est toujours sur le flanc, le second n'a pas tardé à trouver ses marques (3 réalisations). Mentions honorables aussi pour l'arrivée de Komnen Andric (2 buts, 1 passe décisive) - venu à Clermont combler le vide laissé par le départ de Mohamed Bayo - et celles des internationaux japonais Junya Ito (2 buts avec Reims) et marocain Zakaria Aboukhlal (1 but et 1 passe décisive avec Toulouse).
C'est désormais une marque de fabrique : les clubs français misent massivement sur la jeunesse pour combler leurs besoins. Formés dans l'Hexagone, les prometteurs défenseurs Colin Dagba ...
[Courte citation de 8% de l'article original]