Coupure du gaz russe : Emmanuelle Wargon confiante sur l'approvisionnement

LCI - 31/08
[VIDÉO] - Emmanuelle Wargon se dit "confiante" sur LCI, sur la "possibilité de passer l'hiver sans gaz russe". Avant la crise, le gaz russe représentait 17% de l'approvisionnement en France. Aujourd'hui il représente 9%, explique la présidente de la Commission de régulation de l’énergie. En revanche, la question de l'évolution du prix du gaz reste inconnue.

Emmanuelle Wargon se dit "confiante" sur LCI, sur la "possibilité de passer l'hiver sans gaz russe".
Avant la crise, le gaz russe représentait 17% de l'approvisionnement en France. Aujourd'hui il représente 9%, explique la présidente de la Commission de régulation de l’énergie.
En revanche, la question de l'évolution du prix du gaz reste inconnue.

Si beaucoup d'inconnues subsistent dans le dossier de la crise énergétique, la question de l'approvisionnement de la France en gaz ne sera pas un problème cet hiver. Au lendemain de l'annonce de la suspension des livraisons de gaz russe de Gazprom à Engie, Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie, n'est pas alarmiste. "Heureusement, ça ne change pas grand-chose", estime-t-elle ce mercredi 31 août sur le plateau de LCI. 

"Le gaz russe, c’était 17% de notre approvisionnement avant la crise, aujourd'hui c'est 9%, et on continue à diversifier", rappelle-t-elle. "Donc on achète du gaz à d'autres pays, comme la Norvège et l'Algérie. On achète aussi du gaz naturel liquéfié, qui arrive par bateau avant d'être stocké dans des terminaux qui le remettent sous forme de gaz, et qui s'achète un peu partout", détaille l'ancienne ministre. "On a quatre terminaux, qui tournent bien, on a des stockages qui vont être remplis à 100%... Avec tout cela, on est plutôt confiants sur la possibilité de passer l'hiver en France sans gaz russe", rassure encore Emmanuelle Wargon. 

Répercussion sur les prix ?

En revanche, la question de l'évolution des prix reste inconnue pour le moment. "Moins il y a de gaz en France (...) plus ça fait monter les prix, donc c’est plus sur les prix que cela aura une répercussion", détaille-t-elle. Alors qu'Elisabeth Borne a laissé entendre, mardi soir, que les prix du gaz et de l'électricité pourraient augmenter en 2023, Emmanuelle Wargon estime qu'il est "vraiment trop tôt pour le dire". 

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"En fait le prix de l'électricité et du gaz se forme d'abord sur des marchés de gros à l'échelle européenne" explique-t-elle. "On constate que ces prix ont été quasiment multipliés par 10, avant de redescendre : l'électricité, qui normalement est entre 50 et 80 euros du MWH a atteint 1100, et est maintenant revenue à 700 : et le gaz, qui était autour de 30 avant crise, a atteint 300 et est redescendu à 200", détaille la présidente de la Commission de régulation de l’énergie. 

"On a une telle volatilité qu'il est difficile de dire si ça va se stabiliser", résume Emmanuelle Wargon, rappelant l'efficacité du bouclier tarifaire garanti par le gouvernement jusqu'à fin décembre. Sur la question d'une prolongation de ce bouclier en 2023, Emmanuelle Wargon assure que cela sera décidé à cet automne par le gouvernement. 

S.M.

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