Si je vous dis petite fille qui se prend une gamelle dans un pré fleuri, jeune couple perché sur un chariot arborant un sourire digne d'une pub de dentifrice, Walnut Grove et Nellie Oleson, que vous êtes né après 1970 et que vous avez eu ne serait-ce qu'un bref accès à un téléviseur dans votre enfance, vous savez exactement de quoi je parle. Et avec un peu de malchance, vous avez désormais le générique dans la tête pour la journée (ne me remerciez pas. Toutoutoudou. Toutoudou. Toutoutoudou. Toutoudoudoudou...doudou.)
La petite maison dans la prairie est une série cultissime qui a fait la joie de nombreuses générations de gamins depuis 1974. Elle compte quelque dix saisons, ce qui avant l'avènement de Netflix n'avait rien de négligeable. Elle raconte l'histoire d'une famille de pionniers américains, les Ingalls, installés dans un village de l'Ouest américain, Walnut Grove. Ils y vivent des aventures relativement insipides, parfois vaguement rocambolesques, toujours larmoyantes, où tout finit à peu près toujours bien et dans lesquelles le téléspectateur du XXe siècle pouvait facilement se projeter sans risquer d'y perdre son âme.
Charles Ingalls, le chef de famille, y incarne le papa idéal, sa douce épouse Caroline est un modèle de sagesse et de bonté, et leurs filles Marie, Laura, Carrie et Grace sont des fillettes obéissantes et parfois espiègles mais à qui on donnerait le bon Dieu sans confession. Il y a même un garçon adopté, Albert, car les Ingalls passent leur temps à faire le bien autour d'eux. Les méchants sont parfaitement méchants et on adore les détester, telle l'insupportable blondinette à anglaises Nellie Oleson.
Cette série dégoulinant de bons sentiments est parfaitement résumée dans le sketch parodique des Nuls «La petite maison dans la niaiserie». Elle a offert des heures de divertissements et de rêve, et rendu service à bo...
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