À la plage, la surveillance de la baignade reste le meilleur moyen pour lutter contre les risques de noyade. Cependant, avec l'accroissement de la population sur le littoral, l'évolution des modes de consommation et la contraction des moyens disponibles pour financer ces opérations, l'équation devient de plus en plus délicate à résoudre.
En témoignent ces accidents qui surviennent généralement durant les «ailes de saisons» (c'est-à-dire au printemps et à l'automne), quand les températures peuvent être clémentes mais les conditions de mer parfois difficiles et, surtout, non surveillées. Le bilan pourrait être plus lourd encore sans l'intervention d'observateurs privilégiés, présents à la plage à ces moments-là, notamment les surfeurs.
En Australie, une des rares études disponibles sur le sujet a ainsi estimé, en 2015, que les surfeurs sauvaient, chaque année, à peu près autant de personnes que les surveillants de baignade. Le surf étant aujourd'hui répandu un peu partout sur le globe, il y a fort à penser que cela n'est pas un cas à part.