Le « schisme » de Nice : bataille pour les temples russes sur la Côte d'Azur

Marc Bassets - El País - 24/08
La Russie de Poutine, après avoir récupéré la cathédrale orthodoxe de la ville française, veut contrôler une autre église plus ancienne et le cimetière

Les morts ne parlent ni ne voient, mais ceux qui reposent au cimetière orthodoxe de Nice - parmi eux, des familles entières de la haute aristocratie russe - auraient pu trouver une raison de jouir du repos éternel dans les incidents de mars 2016. Un jour, le La porte du cimetière a été retrouvée avec une serrure cassée, un nouveau cadenas et une pancarte indiquant : « Propriété de la Fédération de Russie ».

La réponse ne s'est pas fait attendre. Un autre signe est apparu à l'entrée du cimetière d'une ville qui, depuis le XIXe siècle, était une destination privilégiée pour les aristocrates russes, plus tard exilés après la révolution bolchevique et, plus récemment, pour les oligarques désormais sanctionnés. "Sortez, M. Poutine", a lu le message. "Nous ne sommes ni en Crimée ni en Ukraine."

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Dans la chronique de l'événement, le journal local Var-Matin le résumait ainsi : « Dénonciations, accusations de vol et de profanation, coups bas et serrures brisées : depuis quelque temps, les Russes blancs et les tsars ne reposent plus en paix. . La hache de guerre a été déterrée au cimetière russe de Nice.

L'Ukraine est loin et, pour l...
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