Une rentrée placée sous le signe de l'inflation. Alors que des milliers d'élèves reprendront le chemin de l'école le 1er septembre, la rentrée scolaire en France angoisse certaines familles. La hausse du coût de la vie - qui a atteint les 6,1% sur un an en juillet - n'épargne pas les budgets des parents d'élèves, pour l'achat des fournitures scolaires notamment. Certains élus et syndicats s'inquiètent en outre d'une hausse des prix de la cantine, qui avaient déjà augmenté l'an dernier. Une rentrée scolaire sous tension, donc, à laquelle s'ajoute une pénurie de personnel dans les écoles. On fait le point.
C'est d'abord dans les cartables des écoliers que se ressent l'inflation. Dans son enquête annuelle sur le coût de la rentrée scolaire en sixième, parue mi-août, la fédération nationale des Familles de France constate en effet une hausse de 4,25% du coût des fournitures scolaires. Le panier moyen pour un élève de 11 ans (âge moyen en classe de sixième) atteint 208,12 euros en 2022, contre 199,64 euros en 2021, estime l'organisme.
Face à cette hausse, le gouvernement a revalorisé l'allocation de rentrée scolaire (ARS) de 4% au début du mois. Celle-ci atteint 376,98 euros par enfant de 6 à 10 ans, et jusqu’à 411,56 euros pour un enfant de 15 à 18 ans. Un coup de pouce qui reste toutefois en dessous du niveau de l'inflation, regrettent les associations et les élus de l'opposition. À l'image de Rodrigo Arenas, député Nupes, qui réclamait, le 16 août sur RMC, la gratuité des fournitures scolaires, des activités extra-scolaires ou encore de la cantine.
Autre point de tension : la cantine scolaire, dont les prix sont renégociés entre les maires et les entreprises de restauration à chaque rentrée. Et, depuis quelques jours, les voix s'élèvent pour alerter sur la hausse du coût des repas à l'école en lien avec l'inflation. Cette hausse pourrait être comprise "entre 5 et 10 %" pour l’année scolaire, a ainsi rappelé Philippe Laurent, vice-président de l'Association des maires de France (AMF) et maire UDI de Sceaux au Figaro, dimanche 21 août. Et de nouvelles hausses sont redoutées à Noël.
Conséquence : certains élus ont déjà augmenté la note aux familles pour le mois de septembre. D'autres craignent ne plus pouvoir prendre en charge l'intégralité de la hausse du budget cantine à l'école, qui avait déjà augmenté l'an dernier de 4%, précise le Syndicat national de la restauration collective (SNRC) au Figaro. "D’une manière générale, il y aura d’autres répercussions dans les mois qui viennent", résume auprès de nos confrères Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président de l’Association des maires d’Île-de-France (Amif) et maire UDI de Mennecy, en Essonne.
À ces défis économiques s'ajoute une pénurie de personnel préoccupante. Cette année, plus de 4000 postes n'ont pas été pourvus aux concours d'enseignants, qui souffrent d'une crise d'attractivité du métier. Un taux historiquement bas, selon les chiffres du ministère de l'Éducation nationale, alors que le ministre de l'Éducation, Pap Ndiaye, avait promis pour sa première rentrée de mettre "un professeur devant chaque classe". Dans le premier degré public, le taux de postes pourvus e...
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