Paris en tête, Lyon dans le top 10... Découvrez les villes les plus chères pour les étudiants

LCI - 22/08
[VIDÉO] - L'Union nationale des étudiants de France (Unef) a dévoilé ce lundi son palmarès annuel des villes universitaires les plus chères. Paris et sa région restent loin devant. La situation se tend aussi dans certaines villes hexagonales jusque-là plus favorables aux étudiants.

L'Union nationale des étudiants de France (Unef) a dévoilé ce lundi son palmarès annuel des villes universitaires les plus chères.
Paris et sa région restent loin devant.
La situation se tend aussi dans certaines villes hexagonales jusque-là plus favorables aux étudiants.

Des difficultés qui se renforcent. Dans son dernier rapport sur la précarité étudiante publié ce lundi 22 août, l'Unef a estimé à 6,47% l'augmentation du coût de la vie pour les étudiants français en 2022. Le tout alors que l'inflation globale est de 6,1% en juillet. En moyenne, ceux-ci ont effectué 428,22 euros de dépenses supplémentaires sur l'année, soit environ 35 euros par mois. Un manque à gagner considérable. Ces difficultés sont d'autant plus importantes dans certaines villes de l'Hexagone. 

Paris toujours en tête, Le Mans ferme la marche

Sans surprise, et comme depuis de nombreuses années, l’Île-de-France concentre huit des dix villes les plus chères pour les étudiants. Selon le classement actualisé établi par l'Unef, Paris reste largement en tête - avec un reste à charge mensuel de 1322,52 € - devant Nanterre (1190,52 €), Saint-Denis (1176,52 €), Créteil (1172,52 €), Orsay (1132,52 €), Guyancourt (1114,52 €), Cergy (1099,52 €) et Champs-sur-Marne (1077,52 €). Nice est la première ville non-francilienne à apparaître dans ce palmarès, à la 7e position (1113,73 €). De son côté, Lyon, 9e, fait son apparition dans le top 10 (1095,73 €). Marseille occupe, de son côté, la 14e position. À noter que Toulouse n'est que 20ᵉ (973,64 €), juste devant Nantes (965,56 €). Dijon (29e, 919,89 €), Caen (36e, 898,98 €) et Brest (41e, 883,14 €) restent, elles, très attractives. 

Le coût de la vie étudiante a le plus progressé dans des villes moyennes, comme Angers (+11,42 %), Brest (+11,40 %), Perpignan (+8,39 %), Chambéry (+8,03 %) ou encore Metz (+8,03 %). 

Au contraire, Mulhouse (42e, +4%), Saint-Etienne (46e, +6%) et Le Mans (47e, +6%) ont été davantage préservées de cette augmentation. Mieux, Champs-sur-Marne (10e, 1077,52 €) enregistre une baisse de 4%. 

Le prix des loyers en hausse dans 38 villes

Logiquement, le loyer demeure le premier poste de dépense des étudiants. Or, leurs prix ont augmenté dans 38 des 47 villes analysées. Pire, il dépasse même les 500 € par mois dans 18 d'entre elles. La métropole la plus chère en la matière est Nice (629 €), soit plus de 300 euros de différence par rapport à la moins chère (Le Mans, 361 €). "Les loyers demeurent bien sûr élevés en Île-de-France mais leur augmentation reste modérée, seulement 0,6 %, contre 2,5 % au niveau national, soit trois fois moins. On voit bien ici l’utilité de leur encadrement", ajoute la présidente de l’Unef, Imane Ouelhadj, dans les colonnes de Ouest France. 

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En 2021, le coût de la vie pour les étudiants avait augmenté de 2,5%.

M.G

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