Envers et contre tout, la Fondation arabe pour l’image préserve les archives photographiques

LOrientLeJour - 16/08
La directrice sortante de la Fondation arabe pour l’image revient sur ses deux ans à la tête de l’institution.Cet après-midi-là, l’atmosphère est un peu étouffante dans les bureaux de la Fondation...

Cet après-midi-là, l’atmosphère est un peu étouffante dans les bureaux de la Fondation arabe pour l’image (FAI). Comme beaucoup d’endroits à Beyrouth ces jours-ci, l’appartement situé dans la rue Gouraud à Gemmayzé et reconverti en centre d’archivage ne bénéficie pas de la fraîcheur de l’air conditionné. Toutes les fenêtres sont recouvertes de plastique. « Nous avons dû mettre du vinyle lorsque les silos du port ont pris feu. Par précaution », explique Heba Hage-Felder, directrice de la FAI, en haussant les épaules.

Les pièces sont méticuleusement rangées. Elles n’ont plus rien à voir avec ce qu’elles étaient en août 2020, lorsque la double explosion au port de Beyrouth a soufflé la Fondation arabe pour l’image, abattant les murs et les plafonds, et projetant des tas de débris au sol.

Heba Hage-Felder ouvre une porte et une bouffée d’air frais s’échappe. Ce sont les salles de préservation et de numérisation – dont le cœur est l’unité de stockage réfrigérée avec ses archives de films délicats et d’images sur plaques de verre, ainsi que le serveur numérique. Elles exigent un environnement climatisé toute l’année. Un véritable défi, en ces temps de défaillance des services publics de base et de flambée des prix du diesel et des générateurs pour l’électricité.

Un document de la Fondation arabe pour l’image en cours de conservation. Crédit Heba Hage-Felder – FAI

De retour dans son bureau où trônent, sous les pales tournoyantes d’un grand ventilateur, trois portraits anciens endommagés lors du 4 août, Mme Hage-Felder revient sur ses deux années ...
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