La centrale nucléaire de Zaporijia est toujours au cœur des inquiétudes alors que de nouveaux bombardements ont frappé le site, jeudi 11 août. Comme lors de précédents bombardements, forces russes et ukrainiennes se renvoient la responsabilité et s'accusent mutuellement de vouloir créer un accident nucléaire majeur. Le secrétaire général de l'ONU a mis en garde contre un risque de "catastrophe". Le point sur la situation au 170e jour du conflit armé.
Aucun blessé dans les bombardements à Zaporijia mais la centrale endommagée. Si la responsabilité des nouvelles frappes qui ont touché, jeudi 11 août, la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, occupée par les forces russes depuis début mars, n'a pas été tranché, les forces russes comme ukrainiennes se sont accordées sur un point : elles n'auraient fait aucun blessé.
Energoatom, compagnie d'État ukrainienne, a cependant alerté sur le fait que ces frappes ont endommagé "plusieurs capteurs de radiation", tout comme "la station de pompage des eaux usées", s'inquiétant que "la situation s'aggrave". Pour la compagnie, des frappes se sont produites près d'un réacteur et "à proximité directe d'un dépôt de substances radioactives". Face à la crainte d'un accident nucléaire, l'ONU et les États-Unis appellent à la création d'une zone démilitarisée sans que cette proposition n'arrive à se concrétiser pour le moment.
Un accident ou une attaque en Crimée ? Alors que les autorités ukrainiennes ont ironisé sur "l'accident" russe qui aurait provoqué des explosions importantes en Crimée, des responsables militaires ukrainiens ont confirmé auprès du New York Times et du Washington Post, de manière anonyme, que l'Ukraine était bien à l'origine de ces explosions. Cela voudrait dire que Kiev pourrait avoir obtenu une nouvelle capacité de frappe à longue portée, car la base aérienne touchée se situe bien au-delà de la portée des roquettes avancées que les pays occidentaux reconnaissent avoir envoyées à l'Ukraine jusqu'à présent.
Cette confirmation n'a pas plu au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui a demandé à ses fonctionnaires de ne plus parler aux journalistes de la stratégie militaire de Kiev contre la Russie, déclarant que de telles remarques étaient "franchement irresponsables". Officiellement, Kiev n'a pas revendiqué l'attaque. De son côté, la Russie avait assuré qu'aucune frappe ou bombardement n'ont visé cette base militaire, et que les déflagrations, qui ont fait au moins un mort et sept blessés, sont dues à l'explosion de munitions destinées à l'aviation.
La journaliste russe Marina Ovsiannikova a été assignée à résidence jusqu'au 9 octobre. Célèbre pour avoir critiqué l'offensive en Ukraine en direct à la télévision, elle a été arrêtée dans le cadre d'une perquisition jeudi dans le cadre d'une affaire pénale qui pourrait l'envoyer en prison, a annoncé un tribunal de Moscou. La journaliste est accusée d'avoir "discrédité" l'armée lors d'une action de protestation en solitaire, mi-juillet, lorsqu'elle avait, près du Kremlin, brandi une pancarte accusant les forces russes de commettre des exactions en Ukraine. Lors de l'audience jeudi, Marina Ovsiannikova a brandi une pancarte sur laquelle on pouvait lire : "Puissent les enfants morts (lors du conflit en Ukraine) vous hanter dans vos rêves".
Un cargo venu d'Ukraine et chargé de céréales est attendu ce vendredi en Éthiopie. Suite à l'accord conclu le 22 juillet entre l'Ukraine et la Russie sous l'égide de la Turquie, des cargos chargés de céréales ...
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