Moscou sommé de rendre Zaporijia à l'Ukraine, l'embargo sur le charbon russe entre vigueur... Le point sur la situation

LCI - 11/08
[VIDÉO] - Au 169e jour du conflit armé en Ukraine, le site de la centrale nucléaire de Zaporijia, que la Russie souhaite raccorder à la Crimée, continue d'être au cœur des inquiétudes de la communauté internationale. L'UE frappe officiellement d'embargo le charbon russe, voté dans le cinquième train de sanctions. Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Au 169e jour du conflit armé en Ukraine, le site de la centrale nucléaire de Zaporijia, que la Russie souhaite raccorder à la Crimée, continue d'être au cœur des inquiétudes de la communauté internationale.
L'UE frappe officiellement d'embargo le charbon russe, voté dans le cinquième train de sanctions.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Plus que jamais, Zaporijia cristallise toutes les tensions. Sous contrôle des troupes russes, la centrale nucléaire ukrainienne, la plus grande d'Europe, demeure un sujet d'accusations mutuelles entre Moscou et Kiev. Chaque camp affirme que l'autre a bombardé les installations nucléaires la semaine passée. Dans ce contexte pesant, de nouvelles frappes meurtrières ont eu lieu, mercredi 10 août, aux abords du site nucléaire, tandis que la Russie, sommée par le G7 de se retirer, s'affaire à son raccordement à la Crimée. TF1info fait le point sur la situation au 169e jour du conflit armé.

Zaporijia bientôt raccordée à la Crimée. Occupée depuis mars par les troupes russes, la centrale nucléaire de Zaporijia va être connectée à la Crimée, presqu'île annexée par Moscou en 2014. "Les militaires russes présents dans la centrale nucléaire de Zaporijjia mettent en œuvre le programme de (l'opérateur russe) Rosatom visant à raccorder la centrale aux réseaux électriques de Crimée", a indiqué, mercredi 10 août, le président de l'opérateur ukrainien Energoatom, Petro Kotin, à la télévision locale. 

Pour ce faire, la Russie l'endommage en procédant à la réorientation de la production électrique. "Du 7 au 9 août, les Russes ont déjà endommagé trois lignes électriques. En ce moment, la centrale fonctionne avec une seule ligne de production, ce qui est un mode de travail extrêmement dangereux", a-t-il alerté. "Lorsque la dernière ligne sera débranchée, la centrale sera alimentée par des groupes électrogènes fonctionnant au diesel. Tout dépendra alors de leur fiabilité et des stocks de carburant."

Le G7 intime à la Russie de se retirer de Zaporijia

La Russie "met en danger" la région de Zaporijia. Le G7, le groupe des pays les plus industrialisés, a accusé, mercredi 10 août, Moscou de "mettre en danger" la région ukrainienne autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia. "Nous exigeons que la Russie rende immédiatement à son propriétaire souverain légitime, l'Ukraine, le contrôle total de la centrale nucléaire de Zaporijjia", écrit le groupe des sept dans un communiqué publié par l'Allemagne, qui en assure la présidence. 

Le G7 se dit "profondément préoccupé par la grave menace" que fait peser l'armée russe sur "la sécurité" des installations nucléaires ukrainiennes. Leur occupation "augmente considérablement le risque d'un accident ou d'un incident nucléaire" et "met en danger la population de l'Ukraine, les États voisins et la communauté internationale", selon la même source. 

Une réunion à l'ONU sur la situation à Zaporijia. Le Conseil de sécurité des Nations unies, dirigé en août par la Chine, doit se réunir en urgence, jeudi 11 août à 21h (heure française), pour débattre de la situation à la centrale nucléaire de Zaporijjia, que Kiev et Moscou s'accusent mutuellement d'avoir bombardée. Avant cela, les 15 pays membres devraient se retrouver dans l'après-midi, à la demande de la Russie, qui dispose d'un droit de veto, comme les quatre autres membres permanents.

Lire aussi

Des civils tués dans des frappes russes. Des bombardements ont causé la mort d'au moins 14 personnes dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 août, dans le centre de l'Ukraine. L'attaque au lance-roquettes multiples Grad a principalement visé la ville industrielle de Marganets, située dans la région de Dnipropetrovsk et faisant face, sur l'autre rive du fleuve Dnipro, à la centrale nucléaire de Zaporijia. Dans le bassin du Donbass, au moins six autres personnes ont été tuées et trois autres blessées au cours de la journée dans des frappes russes sur la ville de Bakhmout, proche du front de l'est du pays.

Kiev coupe un pont dans la région de Kherson. Essentielle pour l'agriculture ukrainienne, la région de Kherson, occupée par les troupes russes, est aussi stratégique car limitrophe de la péninsule de Crimée, annexée par Moscou en 2014. L'armée ukrainienne a affirmé, mercred...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...