Au 163e jour du conflit opposant l’Ukraine à la Russie, les affrontements restent terribles et provoquent de nombreux dégâts et pertes humaines, alors que plusieurs organisations comme Amnesty International condamnent les actes commis par les deux belligérants. Les exportations ukrainiennes commencent à se débloquer lentement, avec le départ de nouveaux bateaux, tandis que de nouvelles frappes ont eu lieu sur le site nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine.
L’usine nucléaire de Zaporijjia sous tension. L'Ukraine a accusé vendredi les Russes de frappes près d'un réacteur nucléaire de la centrale de Zaporijjia, situé au sud du pays et sous occupation russe depuis le début de la guerre. "Trois frappes ont été signalées vendredi soir près d'un des réacteurs nucléaires", a annoncé sur Telegram, Energoatom, qui gère les centrales nucléaires du pays. "Il existe des risques de fuite d'hydrogène et de pulvérisation de substances radioactives. Le danger d'incendie est élevé", selon la même source, qui n'a pas fait état de victimes dans un premier temps.
"Les conséquences possibles d'une frappe sur un réacteur en fonctionnement sont équivalentes à l'utilisation d'une bombe atomique", écrit le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué en appelant la communauté internationale à prendre "des mesures immédiates pour forcer la Russie à quitter la centrale" et à la "transférer sous le contrôle de l'Ukraine dans l'intérêt de la sécurité du monde entier".
L'armée russe a quant à elle parlé dans un communiqué de "tirs d'artillerie" de "formations armées ukrainiennes", à la fois "contre le territoire de la centrale de Zaporijjia et la ville d'Energodar", et dénoncé des "actes de terrorisme nucléaire"
Mykolaïv ciblée par les bombardements russes. Sur le terrain, les Russes ont bombardé vendredi Mykolaïv, une ville située non loin du front sud. 22 blessés, dont un adolescent de 13 ans, ont été dénombrés et de nombreuses habitations endommagées, a indiqué le maire de la commune, Oleksandr Senkevitch. Un couvre-feu a été instauré dans cette cité jusqu'à lundi matin afin de neutraliser les "collaborateurs" des Russes, a fait savoir le gouverneur de la région, Vitali Kim. Les forces ukrainiennes mènent actuellement une contre-offensive dans le sud, où elles affirment avoir repris plus de 50 villages tombés aux mains des soldats russes.
Plusieurs cargos céréaliers partis d’Ukraine. Quelques jours après le premier départ d’un cargo céréalier depuis le port d’Odessa, de nouveaux navires de marchandises ont pu quitter l’Ukraine ce vendredi, a annoncé le ministre turc de la Défense. Trois navires sont à destination de l’Irlande, de l’Angleterre et de la Turquie, alors qu’un bâtiment se dirige vers port ukrainien de Tchernomorsk, qu'il doit atteindre ce samedi 6 août, afin d’y récupérer des céréales. "L'essentiel maintenant est l'augmentation constante des exportations", a expliqué le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
La Russie et l'Ukraine ont signé deux accords séparés, validés par la Turquie et les Nations unies, qui permettent l'exportation des céréales ukrainiennes immobilisées par le conflit et de produits agricoles russes malgré les sanctions occidentales. Avec pour objectif d'atténuer la crise alimentaire dans certains des pays les plus pauvres liée au blocage des ports ukrainiens.
Interdictions de territoire. La Russie a annoncé vendredi interdire l'entrée sur son territoire à 62 Canadiens, parmi lesquels des responsables politiques et militaires, des prêtres et des journalistes. Cette interdiction est une réponse aux récentes sanctions canadiennes ayant visé des personnalités russes.
Moscou a pris cette décision "compte tenu du caractère particulièrement hostile du régi...
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