«C'est accablant ce que vous allez voir.» D'emblée, le député de Gironde, Alain David, plante le décor. C'est la deuxième fois qu'il fait usage, comme tout parlementaire le peut, de son droit de contrôle d'un lieu de privation de liberté au sein de la maison d'arrêt de Bordeaux-Gradignan, mise en service en 1967. C'est l'établissement pénitentiaire le plus surpeuplé de France, avec, au 1er juillet, 742 détenus pour 350 places, soit une densité de 212%.
Il est reçu par le directeur, Dominique Bruneau, en poste depuis septembre 2021. De taille moyenne, en pantalon et chemise bleus, c'est un peu monsieur Tout-le-monde. «On se voit deux minutes?», demande-t-il au député, faisant allusion à un entretien auquel les journalistes ne sont pas conviés.
Le 30 juin dernier, après une visite de quelques jours entre fin mai et début juin, Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) depuis 2020, publia...
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