À Mar Mikhaël, l’après ne sera jamais comme l’avant

LOrientLeJour - 03/08
Une photo datant du 4 ou du 5 août 2020, après l'explosion au port de Beyrouth. Une seconde prise au même endroit, deux ans plus tard. Entre les deux, une reconstruction, ou pas. Une lassitude, un...

Le trafic est toujours dense, et les coups de klaxon incessants. Les motards font toujours mine de participer à une course d’obstacles. Les piétons sautillent du trottoir à la route, et inversement, zigzaguant entre les voitures garées là où bon leur semble et les nids-de-poule qui attendent qui n’aurait pas appris à marcher à Beyrouth en regardant le bout de ses pieds.

Et puis, il y a le soleil qui brille et fait suinter les fronts, épuisant les travailleurs du quartier, ravissant les touristes. Car, à Mar Mikhaël, on parle espagnol, allemand, parfois italien, voire danois. À l’ombre d’un café, de jeunes Libanais boivent un verre, ravis de pouvoir profiter des vacances d’été. Sur les marches d’un escalier, une belle femme chuchote à l’orei...
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