La bande-annonce vient de tomber, les images font plutôt rêver. Quatrième série en chair et en os dérivée de l'univers Star Wars, après la réussite de The Mandalorian et la semi (voire franche) déception du Livre de Boba Fett et de Obi-Wan Kenobi, Andor endort notre méfiance naturelle par une armada de plans au bon goût de Rogue One. Généralement considéré comme l'une des rares authentiques réussites de la saga sous pavillon Disney, le film de Gareth Edwards sorti en 2016 suivait le destin sacrificiel de la troupe de rebelles chargés de dérober les plans de la future Étoile noire. Série-prequel de ce film-prequel, Andor se déroule cinq ans avant les événements de celui-ci et narre les premiers pas de la rébellion après l'avènement de l'Empire. Diego Luna reprend son rôle d'espion-pilote au service de la Résistance et tout ce que l'on souhaite, au vu de l'impressionnant aperçu dévoilé hier par Lucasfilm, c'est qu'Andor fasse honneur à Rogue One et redore le blason d'un bilan mitigé pour Disney quant à sa gestion artistique de la franchise. Réponse à partir du 21 septembre prochain sur Disney+ avec la mise en ligne des trois premiers épisodes d'une série qui en compte douze.
Et alors que le 30 octobre prochain marquera les dix ans de l'annonce officielle du rachat de Lucasfilm par la Walt Disney Company, en 2012, les fans d'hier et d'aujourd'hui jugent toujours très diversement l'héritage de cette première décennie. Le journaliste Rafik Djoumi, membre du collectif Capture Mag et auteur du livre George Lucas : l'homme derrière le mythe (Absolum, 2005), déplore « l'hypernormalisation » du mythe par une corporation qui, selon lui, n'a fait que suivre les tendances et les souhaits des fans exprimés sur les réseaux sociaux pour fabriquer à la chaîne des films et des séries sans véritable visionnaire à la barre. Il n'abandonne cependant pas tout espoir : « Donnez-moi un film ou une série Star Wars qui ne me donne pas l'impression d'avoir été uniquement fabriqué[e] par un comité d'exécutifs et ma foi sera de nouveau nourrie. J'avais été à ce titre plutôt agréablement surpris par The Mandalorian, parce que son créateur Jon Favreau avait su mélanger des éléments familiers de la saga avec des emprunts au Samouraï Jack de Genndy Tartakovsky, au western spaghetti et à Peckinpah. J'ai envie de croire que Star Wars peut survivre à toutes les dérives et que ...
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