Le reste d'une fusée chinoise de 25 tonnes va retomber sur Terre ce week-end. Les experts ignorent encore où la chute se fera. Faut-il s'inquiéter ?
Le 24 juillet dernier, une fusée Longue Marche prenait son envol. Son objectif : mettre en orbite le deuxième module de la station spatiale chinoise. Mission accomplie. Mais des chercheurs du Center for Orbital Reentry and Debris Studies (CORDS), se basant sur des données de l'US Air Force, annoncent aujourd'hui que l'étage centrale de la fusée rentrera dans l'atmosphère terrestre de manière totalement incontrôlée ce week-end. Dans la nuit de samedi à dimanche -- oui, parce que la marge d'erreur dans les calculs reste importante, elle est de plus ou moins 16 heures.
La majeure partie de l'engin de plus de 20 tonnes devrait se consumer dans notre atmosphère. Entre 6 et 10 tonnes du corps de la fusée devrait tout de même arriver jusqu'au sol. Et pleuvoir sur une zone de quelque 2.000 kilomètres de long sur environ 70 kilomètres de large. Alors, faut-il s'inquiéter ? Pas vraiment, disent les experts.
Pour l'heure, ils ne sont pas en mesure de prévoir l'endroit où les débris de la fusée Longue Marche vont tomber. Mais compte tenu du fait que les trois quarts de la surface de la Terre sont recouverts d'océans, le risque pour qu'un morceau frappe une région habitée restent faible. Faible, mais pas nul. C'est d'ailleurs déjà arrivé en mai 2020. Des morceaux qu'une autre fusée Longue Marche étaient tombés sur la Côte d'Ivoire. Heureusement, sans faire de blessés.
Our team is not expecting to receive new data tracking the #CZ5B reentry for the remainder of today. We will be back tomorrow to continue the updates. https://t.co/ln0NXVqMP7
— The Aerospace Corporation (@AerospaceCorp) July 28, 2022
Les experts estiment le risque pour que quelqu'un soit blessé - ou même tué - par la chute d’un débris spatial ce week-end est entre 1 sur 1.000 et 1 sur 230. Ramené à un individu, le risque est de l'ordre de 6 sur 10.000 milliards. Faible, donc. Infime, même. Pour comparaison, le risque d'être frappé par la foudre est environ 80.000 fois plus élevé. Est-ce réellement une raison pour permettre à la Chine de continuer à se passer des technologies qui existent pour contrôler les retours sur Terre de tels engins ? La question reste posée...
L'étage central du lanceur chinois Long March 5B a finalement plongé, enfin ce qu'il en restait, dans l'océan Indien près des Maldives, sans causer de dommage. Un événement qui interroge sur le retour sur Terre de ce type d'étage d'autant plus qu'il existe un vide juridique. Aucune loi ni traité impose de sécuriser cette retombée.
Article de Rémy Decourt paru le 10/05/2021
C'est fait. La retombée de l'étage central du lanceur Long March 5B a eu lieu ce dimanche dans l'océan Indien, près des Maldives. Depuis la découverte de la perte de son contrôle, cet événement avait suscité de vives inquiétudes, en raison de sa taille et de sa masse, quant aux dommages et éventuelles victimes qu'il pouvait occasionner sur la terre ferme.
Hier, l'USSPACECOM a confirmé que l'étage du lanceur Long March 5B était retombé dans l'océan Indien, près des Maldives, apparemment sans faire de victimes. Le gouvernement chinois a confirmé que l'étage s'est presque entièrement désintégré et consumé en rentrant dans l'atmosphère. Les autorités chinoises avaient affirmé que le retour incontrôlé de l'étage, qui avait placé le 29 avril sur orbite le premier module de sa station spatiale, présentait peu de risques.
#USSPACECOM can confirm Chinese #LongMarch5B re-entered ov...
[Courte citation de 8% de l'article original]