Ce jeudi 28 juillet marque le Jour du dépassement 2022, une date calculée par l'ONG Global Footprint Network, un institut de recherche californien. À partir d'aujourd'hui, nous allons vivre les cinq prochains mois « à crédit », l'humanité ayant consommé toutes les ressources que la Terre peut régénérer en une année.
Qu'il est loin le temps où le jour du dépassement était un 29 décembre... C'était en 1970 ! 52 ans plus tard, ce jour du dépassement a été calculé par l'ONG Global Footprint Network et il intervient ce 28 juillet, c'est-à-dire qu'à partir de cette date, l'humanité développe en quelque sorte une « dette écologique », car elle consomme plus de ressources que ce que la Terre est capable de fournir en une année.
En d'autres termes, pour régénérer ce que l'humanité consomme aujourd'hui, il nous faudrait l'équivalent de « 1,75 Terre » en termes de surface. Tous les pays ne sont évidemment pas logés à la même enseigne. Certains pays consomment les ressources de la Terre à un rythme beaucoup plus élevé que d'autres.
Comme tous les indicateurs, le calcul de cette empreinte écologique ne fait pas l'unanimité. Certains fustigent un indicateur peu fiable, notamment pour la partie déchet biocapacité, quand d'autres pointent des failles dans le mode de calcul et la méthode scientifique. Cela dit, quoi que l'on pense de cet outil de communication, il n'en demeure pas moins que, même si cet indicateur ne reflète pas l'exacte réalité de la Terre à un instant T, il permet de prendre conscience de l'impact de l'Homme sur son environnement et montre que la situation se dégrade année après année.
Nos modes de vie et de consommation sont évidemment la cause principale de l'arrivée plus tôt chaque année du jour du dépassement. Sans surprise, le système agricole et alimentaire tel qu'il existe aujourd'hui favorise cette dégradation. C'est du moins l'avis de l'ONG Global Footprint Network que partage également le WWF. Comme le soulignent ces deux organisations, « nos régimes alimentaires nécessitent aujourd'hui, en termes de nourriture, de grandes surfaces de cultures et rejettent d'importantes émissions de gaz à effet de serre. Au total, la moitié de la biocapacité de la Planète (55 %) est aujourd'hui utilisée pour nourrir l'humanité -- avec des modèles très différents les uns des autres ».
Elles soulignent que, pour réduire l'empreinte écologique de notre système agricole et alimentaire, préserver la biocapacité de la Terre et faire reculer le Jour du dépassement, « trois transformations doivent être enclenchées » :
Article de Rémy Decourt publié le 29/07/2021
Ce jeudi 29 juillet marque le Jour du dépassement 2021, une date calculée par l'ONG Global Footprint Network, un institut de recherche californien. À partir d'aujourd'hui nous allons vivre les cinq prochains mois « à crédit », l'humanité ayant consommé toutes les ressources que la Terre peut régénérer en une année. Limiter nos émissions de CO2 et protéger nos forêts représente une urgence mondiale pour faire reculer cette date, avec en ligne de mire l'espoir d'atteindre un équilibre à l'avenir.
Cette année, le Jour du dépassement est le jeudi 29 juillet 2021, rattrapant le recul ponctuel et exceptionnel observé en 2020 du fait de la pandémie de Covid-19. Les forêts, considérablement menacées par notre modèle prédateur de ressources, jouent pourtant un rôle clé pour réguler le climat et ainsi repousser cette date fatidique.
La date du 29 juillet 2021, calculée par le Global Footprint Network, correspond au jour où l'humanité aura utilisé autant de ressources biologiques que ce que la Terre peut régénérer en une année. Autrement dit : à partir de cette date, nous vivrons cinq mois dans le rouge en entamant le capital naturel qui pourrait nous faire vivre conven...
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